Les médias dominants ont adoré la marche néo-nazie

Une marche nazie se déroule dans le calme, les drapeaux à croix gammée flottent au vent.

Nous franchissons des paliers vertigineux de jour en jour. Ce dimanche 22 février, toutes les chaînes de télévision nationales commentent avec enthousiasme le défilé d’extrême droite organisé la veille à Lyon. Déposée par une militante néo-nazie, rejointe par l’extrême droite la plus radicale de toute la France et des pays voisins, désavouée par la famille de Quentin Deranque, ponctuée de saluts nazis et d’injures racistes, elle a beaucoup plu aux éditorialistes.

En témoigne cette scène sidérante sur France Info : la «journaliste» Brigitte Boucher reçoit une députée écologiste et commence par cette question hallucinante : «La marche pour Quentin Deranque s’est bien passée, on l’a vu sur nos images. Laurent Nunez a-t-il eu raison d’autoriser la liberté de manifester». Lisez bien la phrase, tout y est propagande. L’invitée, estomaquée, lui explique que non, ça ne s’est pas «bien passée». Brigitte Boucher insiste en la coupant : «Ça s’est déroulé dans le calme ! Il y avait des familles, des enfants, beaucoup de femmes qui ont défilé dans le calme !» L’élue tente de rectifier, mais elle est à nouveau interrompue : «On a quand même l’impression quand il y a l’ultra-droite, c’est calme, quand il y a l’ultra-gauche, un mort». L’élue, gênée, explique timidement que les idées d’extrême droite se banalisent, et subit une troisième interruption : «La faute à la France Insoumise ou pas ?» Brigitte Boucher est généreusement payée par notre argent pour faire de la propagande fasciste.

Le Figaro de son côté parle d’une «foule hétéroclite et calme». Sur toutes les chaînes publiques et privées, le même discours. La gauche est dangereuse et violente, les néo-nazis sont calmes et sympathiques. Ce qui se passe est d’une gravité sans précédent.

Disons-le clairement, si France Info, BFM, Cnews avaient existé dans les années 1930, ils auraient salué les défilés nazis, qui étaient tout aussi calmes, disciplinés et organisés. Ils auraient félicité l’absence d’affrontement avec la police, contrairement aux manifestations de sales bolcheviques et syndicalistes du Front Populaire.

C’est d’ailleurs ce que faisait le Figaro, qui existait déjà. Et qui faisait l’éloge de Mussolini, qui avait mis au pas son pays. Le propriétaire du journal était un homme d’affaire nommé François Coty, qui adorait le fascisme italien et finançait l’extrême droite française.

Les dominants ont toujours préféré l’ordre fasciste à l’agitation sociale, la barbarie à l’égalité, et ils le confirment aujourd’hui.

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