Rétrospective : deux mois de mouvement contre la police après la mort de Rémi


Le 26 octobre, il y a près de deux mois, Rémi est tué par la gendarmerie à Sivens. Partout en France, un mouvement contre les violences policières démarre. À Nantes la mort de Rémi fait écho aux luttes en cours et aux blessés et mutilés par la police qui se multiplient.


27 octobre, 2 jours après la mort de Rémi : 600 manifestant-e-s en colère, des affrontements et quelques banques attaquées.


1er novembre : 2000 personnes dans la rue contre la police malgré une ville en état de siège survolée par un hélicoptère. Chants, slogans, taggs … La police tire du gaz, des grenades et des coups de flashball dès le début. Les casqués sont assiégés toute l’après midi sur le Cours des 50 Otages. Plusieurs blessé dont un au visage par un tir de flashball. Plusieurs heures d’affrontement avec la police, jusqu’à la nuit.


8 novembre : des banderoles contre les violences policières sur le périph’ https://nantes.indymedia.org/articles/30479


18 novembre, une action contre les locaux du Parti Socialiste :


21 novembre : fermeture surprise de la gendarmerie de Sautron en périphérie de Nantes


22 novembre : 4000 personnes à la manifestation qui part du tribunal. Le centre-ville est entièrement bloqué par plusieurs centaines de policiers. Le cortège est hétérogène et dynamique avec en banderole de tête: «Tous terroristes». La police tire au canon a eau et envoie des lacrymogènes sur la tête de manifestation. La journée se termine en barricades et chasse à l’homme dans des rues excentrées.


4 décembre : marche aux flambeaux contre les violences policières.


Pendant toute la période : des taggs, des rencontres, quelques AG à la fac, un peu de bouillonnement dans certains lycées, beaucoup de colère partout…

La lutte continue !

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