Juge et flics : pas les bienvenus sur la ZAD

[Photo : une barricade de Notre-Dame-des-Landes, automne 2012]

Ce 22 septembre, dès l’aube, sur la ZAD sous une pluie glaciale : six barricades, des centaines d’opposant-e-s, des dizaines de tracteurs, des petits déjeuners, un juge des expropriations venu donner une ordonnance et des gendarmes mobiles obligés de décamper quelques minutes après être arrivés…

C’est un message adressé aux décideurs : avec une telle mobilisation, par un matin pluvieux de semaine, uniquement pour empêcher la venue d’un juge, pensez vous sérieusement pouvoir expulser et détruire la zone ?


Un compte-rendu lu sur le site de la zad :

Le juge est venu, il a vu mais il n’a pas vaincu !

Depuis 7h du matin, la zad était bloquée en 6 points d’accès par des barricades, plusieurs centaines de personnes et une trentaine de tracteurs. Il s’agissait en empêchant la venue du juge des expropriations, de répondre avec détermination aux menaces du sous-préfet. Celui-ci annonçait reprendre les procédures contres les locataires en vue d’une possible expulsion et démarrage des chantiers dans les mois à venir.

Le mouvement anti-aéroport a été très réactif. De nombreuses personnes des comités de soutien et paysans de la région étaient présentes dès 7h du matin au carrefour de la Saulce malgré la pluie et se sont réparties sur les différents points de blocage. Les infos étaient rediffusées partout sur la zone à défendre par radio klaxon.

Vers 9h, plusieurs 4×4 suivi de voitures de gendarmerie sont arrivées à une centaine de mètres de la barricade sud, entre Vigneux et la zad où 200 personnes environ étaient présentes. Le juge en cravate est descendu de 4×4, accompagné d’un commandant de gendarmerie. Il a insisté pour passer mais il lui a été signifié qu’il en était hors de question. Après un échange vif, le juge et son escorte sont rentrés précipitamment dans les véhicules officiels et ont rebroussé chemin.

Contrairement aux gouvernement, nous tenons nos engagements. Comme a pu le dire un paysan rigolard au coin d’une barricade « Le juge est venu, il a vu mais il ’a pas vaincu… » Adieu César !

Après avoir eu la confirmation par l’avocat des locataires que le juge avait renoncé, les barricades ont été levées en fin de matinée.

Leur test de ce matin a échoué mais nous restons plus que jamais vigilant.es et appelons à densifier la mobilisation dans les semaines qui viennent.. Dans le même temps nous continuerons à renforcer les cultures et habitats sur la zad, ainsi que les liens à l’intérieur du mouvement et dans la région pour construire un avenir sans aéroport.

Il n’y aura pas d’expulsion de la zad. L’aéroport ne se fera pas !

Les bloqueur’heuses du mardi

https://zad.nadir.org/spip.php?article3173

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