Moins de cowboys, plus d’apaches !


«Qui sont les casseurs ?» Qui sont ceux qui défilent à l’avant des manifestations à Paris, Nantes ou Rennes ?


C’est le mystère lancinant que tentent d’élucider depuis des semaines les politiciens, éditorialistes et autres policiers. Certains marchands de peur les présentent comme des hordes de «voyous», de «barbares», d’incontrôlables. Une nouvelle menace pour la République. D’autres au contraire veulent se rassurer en répétant que ce n’est qu’une minorité qui agit «en marge», et font semblant de ne pas voir qu’il s’agit en réalité du cœur du mouvement.

La vérité est pourtant plus simple. Sous les capuches noires, derrière les lunettes et les foulards, en première ligne avec une banderole ou à l’arrière des cortèges avec du sérum physiologique, ce sont tes frères, tes sœurs, tes enfants, tes neveux. Par milliers, ils refusent le monde de marchandises, de barbelés, de béton et de précarité que tu leur lègues.

Et pendant que tu avales tes anti-dépresseurs devant la télé, les apaches tiennent la rue, s’amusent, peignent, discutent, s’organisent, désirent.

Printemps 2016, prise de conscience de notre force.

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