Visite du premier ministre : le dialogue social à Nantes

Entre une visite de la Cité des Congrès et celle du tribunal, Edouard Philippe passait déjeuner à la préfecture de Nantes ce vendredi. C’est donc devant le bâtiment répressif qu’environ 200 manifestants se sont réunis à l’heure de midi. Un peu plus tôt, des manifestants avaient été nassés par la police pendant trois heures.

Le déploiement policier était, comme souvent, totalement délirant, avec au moins deux policiers par manifestant. La rue devant la préfecture était tout simplement barrée par une grille de deux mètres de haut surmontée d’un canon à eau. Devant, l’ensemble de l’état major policier du grand ouest s’échangeait paisiblement des sourires.

La mollesse du rassemblement a même permis à la BAC de se poser dans le cortège. Pire, les petits mafieux de la brigade se sont permis d’aller intimider physiquement un responsable de la CGT en le menaçant personnellement et en lui rappelant que maintenant « il n’y aurait plus d’immunité syndicale ». Une provocation qui fait écho à l’attaque policière sur un camion de la CGT lors de la dernière manifestation.

Après quelques discours, la foule se dispersait avec un sentiment d’impuissance, mais en se donnant rendez-vous mardi 10 octobre pour une grande manifestation.

Remarquons que la lutte pas procuration ne paie pas. Il ne suffit pas de liker ou partager un appel à rassemblement pour y contribuer.

À suivre !

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