Nantes, Rennes, la répression en plein délire


“On n’a pas le droit de se plaindre” déclarait sereinement le président il y a quelques jours devant un parterre de caméras. Ce nouveau crachat royal au visage du bon peuple est mis en application aujourd’hui à Rennes et Nantes, pour la première journée de protestation sociale de la rentrée.


À Rennes, où les étudiants se mobilisent contre les attaques de Macron et en particulier contre la sélection a l’université qui prive des dizaines de milliers de lycéens d’accès à l’enseignement supérieur, un blocage avait été voté par une Assemblée Générale. Mais ce matin, le campus de Rennes est rempli de centaines de Gendarmes Mobiles armés, de vigiles et de flics en tout genre. Bref, il y a plus de forces de l’ordre que d’étudiants, rendant impossible le moindre mouvement. À présent, les universités en luttes sont donc militarisées préventivement par le gouvernement. Le temps où les facs étaient des havres vierges de présence policière paraît bien loin.

À Nantes, gros moyen sur la surveillance. Après avoir mis des dispositifs spéciaux de caméras ultra-précises à reconnaissance faciale sur le parcours des manifestations l’an dernier, et brûlé des centaines de milliers d’euros en surveillance par hélicoptère au dessus du moindre défilé lycéen, la police renforce encore l’espionnage des manifestations. Un lecteur bien informé nous fait savoir que la police sera présente ce matin dans les bureaux du “personnel fonctionnaire” du Château des Ducs de Bretagne. “Faite gaffe ils seront planqués dans les bureaux qui donnent sur la ligne de tram avec tout l’attirail nécessaire à l’identification”. On imagine sans peine que d’autres mouchards seront déployés le long du parcours. Une personne avertie en vaut deux !

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