Il y a un an : l’assaut contre la ZAD


Et si l’avenir de la révolte qui dure depuis 5 mois consistait à implanter des Zones À Défendre sur tout le territoire ?


C’était il y a un an jour pour jour. Le 9 avril 2018, le gouvernement Macron lançait un assaut d’une ampleur inédite contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une vengeance d’État, après l’abandon d’un projet d’aéroport qui allait détruire le bocage nantais.

2500 gendarmes, plusieurs blindés, des bulldozers, des drones et des hélicoptères. Une semaine d’affrontements intenses, au cœur de Nantes comme au milieu des champs, et plusieurs semaines d’occupation de la zone. Des cabanes détruites, des milliers de grenades tirées, des centaines de blessés, plusieurs mutilés, des enfermés. Des chiffres record à l’époque, largement dépassés aujourd’hui. Le bocage porte encore les stigmates de cette attaque, et les champs restent pollués par les munitions tirées.

Un an après, les déchirures provoquées par l’assaut ne sont pas refermées. Les traumatismes persistent. Beaucoup de cabanes n’ont pas été reconstruites. Mais la zone est toujours en vie. Elle est habitée, une foule de projets émergent, des rencontres et des débats s’y tiennent. La zone soutient les luttes en cours. Malgré tous les efforts de l’État, la ZAD ne sera jamais une zone complètement normalisée.

Un an après cette attaque, les Gilets Jaunes bouleversent le champ des possibles. À nouveau, le gouvernement envoie des blindés, et déploie une immense violence contre sa population. À nouveau, la résistance est acharnée. Mais à l’échelle de tout un pays.

Et si l’avenir de la révolte qui dure depuis 5 mois consistait à implanter des Zones À Défendre sur tout le territoire ? Sur les ronds-points, les autoroutes, les péages et les préfectures.

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