G7 à Biarritz : État policier


Un centre de rétention transformé en prison pour les manifestants et un tribunal prêt à tourner à plein régime


C’est un moment clé juste avant la rentrée : le G7 aura lieu du 24 au 27 août prochain en France. Un sommet international, qui réunira les puissants de ce monde, est organisé à Biarritz à la fin de l’été. Une rencontre internationale de malfaiteurs gouvernementaux, alors que la situation politique et sociale est déjà explosive depuis des mois dans le pays.

Face à la colère légitime qui s’exprime face à cette nouvelle provocation, le gouvernement annonce déjà la mise en place d’un État policier, et d’une répression inouïe. Dans la continuité de la fuite en avant autoritaire du gouvernement Macron.

Par exemple, de Centre de Rétention Administrative, qui enferme toute l’année des personnes sans-papiers dans des conditions abominables, sera transformé en prison pour les manifestants. Les étrangers qui y sont retenus seront évacués ailleurs en France, et ce camp servira de «centre de garde à vue» qui pourra contenir des centaines de places. Il «sera destiné à un usage policier, avec des cellules pour incarcérer les personnes en garde à vue. Il viendra renforcer les commissariats de Bayonne, Biarritz, et St Jean de Luz, en plus des locaux de la Police Aux Frontières (PAF)» selon France Bleu.

C’est donc des enfermements de masse qui sont prévus par le gouvernement. Un lieu à vocation raciste métamorphosé en lieu de privation de liberté pour les opposants politiques : une image du Régime.

En complément, on annonce que «le Tribunal de Bayonne devrait être opérationnel non-stop durant le G7», une justice d’exception qui tournera à plein régime pour écraser la contestation immédiatement. Un gymnase, «l’Euskal Jai», deviendra une «base logistique pour les services de police». On parle ici d’un «véritable camp de base» pour héberger les CRS.

Plutôt que de retrouver la raison, et d’annuler le G7, Macron tente à nouveau l’épreuve de force. Jusqu’où la violence d’État permettra-t-elle au monarque et à sa cour de rester en place ?

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