Attaque lors de la fête de la musique : un syndicat de police accuse sa hiérarchie


Les rats quittent le navire : un syndicat de policiers dénonce les «ordres aberrants» le soir de la fête de la musique.


Capture d’écran des violences la nuit du 21 juin. Images à retrouver ici.

Vue l’extrême gravité des exactions commises contre la jeunesse en fête et l’émoi que suscite la disparition de Steve dans la nuit de samedi, un syndicat policier se défausse sur la hiérarchie : il parle «d’ordres aberrants». Pour mieux protéger les exécutants qui ont chargé sur le quai.

Les témoins et les images montrent pourtant des agents d’une extrême violence, qui frappent et tirent avec zèle sur les fêtards. Des témoignages parlent d’insultes. Ces agents n’ont pas l’air d’agir contre leur gré, ni avec retenue. Personne ne les a forcé à exercer une telle violence.

Le même syndicat ment éhontément lorsqu’il dit qu’il n’y avait que «15 policiers contre plusieurs milliers de personnes», alors que les images prouvent la présence d’au moins 15 fourgons de police, et l’utilisation immodérée de l’arsenal policier face à quelques dizaines de personnes paniquées.

Il ajoute : «ce n’était pas des casseurs mettant Nantes à sac nécessitant donc d’intervenir immédiatement», on doit donc en déduire que ce syndicat légitime les mutilations, voire la mort, pour les manifestants considérés comme indociles.

Cette opération de communication est donc abjecte à divers points de vue. La chaîne de commandement doit tomber. Mais les exécutants aussi.


Source : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/personnes-tombees-dans-la-loire-nantes-un-syndicat-de-police-denonce-un-ordre-aberrant-6415405

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