Les policiers veulent avoir le droit de boxer


HALLUCINANT : UN POLICIER BOXE UN EMPLOYÉ MUNICIPAL, SES COLLÈGUES POLICIERS MANIFESTENT POUR LE SOUTENIR !


C’est une violence policière de même nature qui frappe les gilets jaunes, les manifestants et les habitants des quartiers populaires. C’est le même sentiment d’impunité qui fait que les forces de l’ordre laissent libre cours à leurs pulsions les plus agressives et les plus lâches.

Le 11 septembre, à Sevran, en banlieue parisienne, un policier agresse un jeune homme noir, qui est aussi employé municipal. Après avoir tenté de le jeter par terre, il lui donne des grands coups de poing dans le visage, sans raison apparente. La victime pare les coups, en rend un. Il est vite encerclé par trois agents, qui l’électrocutent avec un Taser avant de l’embarquer.

Le courage atteint son comble quand un agent engage un combat de rue alors qu’il sait très bien qu’il sera protégé par l’uniforme qu’il porte. Sa garde à vue a été levée mercredi soir pour «des raisons médicales», aurait-il été gravement blessé pendant son arrestation ? Quoiqu’il en soit, la diffusion de la vidéo est remontée jusqu’aux autorités, qui ont suspendu le policier boxeur face à l’évidence de l’agression.

Rebondissement, le 12 septembre au soir : les policiers de Sevran se sont rassemblés devant le commissariat pour réclamer encore plus d’impunité qu’ils n’en ont, et appellent à bloquer les commissariats. Autrement dit, les rares fois où un policier violent est très légèrement sanctionné, la police fait corps pour défendre son impunité. À suivre.

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