Pour le gouvernement, pas de lien entre le feu et la fumée
Le 26 septembre dernier, une usine dangereuse de Rouen, Lubrizol, prenait feu, polluant la nature et intoxiquant les habitants. Trois semaines plus tard, les pompiers intervenus sur l’incendie reçoivent les résultats de leurs analyses de sang : certains ont un «bilan hépatique perturbé». Ce qui confirmerait la toxicité de l’incendie.
Avec une morgue absolue, la ministre Agnès Buzyn, déclarait hier à la télévision que les pompiers ont peut être «pris des médicaments» et qu’il est «impossible de dire s’il y a un lien entre ce bilan hépatique perturbé et les produits auxquels ils ont été confrontés». Cynisme absolu.
Cet été, après la noyade de Steve provoquée par une attaque sauvage de la police à Nantes, le premier Ministre Édouard Philippe déclarait déjà «il ne peut être établi de lien entre l’intervention des forces de police et la disparition de monsieur Steve Maya Caniço».
Dans l’affaire Lubrizol comme sur les violences policières, le sommet du pouvoir ment éhontément. Il n’y a jamais «de lien».
Ce gouvernement ne tient que par la violence et le mensonge.
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