Un étrange mail de l’IGPN


Le 8 décembre 2018, Maria était tabassée au sol par des policiers à Marseille. Gravement blessée à la tête, elle a frôlé la mort, et garde de graves séquelles au cerveau. Extrait d’un échange entre l’IGPN, la “police des polices”, et le chef d’une unité suspectée :


« Bonjour Pascal, Suite à ton audition […] pourrais-tu me faire parvenir via WhatsApp […] les photos de tes effectifs prises le jour des faits ? Je me charge de flouter les visages […] cela permettra de les discriminer formellement au vu de leurs tenues vestimentaires le jour des faits ? »

Pourquoi flouter ces visages ?

Pascal Bonnet, le chef de la BRI répond : « Tu trouveras les photos personnelles que j’avais prises le 8/12/2018 pour immortaliser ce “grand moment” de police judiciaire… »

C’est tout juste si “Laurence” et “Pascal” ne se donnent pas rendez-vous pour le prochain apéro ! On parle d’une jeune femme qui a failli mourir sous les coups de policiers !

Alors que le gouvernement se réfugie depuis de longs mois derrière les “enquêtes indépendantes” pour évacuer les cas gravissimes d’exactions policières : cet échange amical entre l’IGPN et une unité mise en cause dans une tentative d’homicide est un vrai modèle d’indépendance.


Source : Médiapart

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