Chronique du confinement : un gendarme piégé par une poupée gonflable

L’aventure se déroule dans l’Hérault, à Carnon, ce dimanche matin. Comme sur toutes les plages de France, les forces de l’ordre sont déployées pour traquer les personnes qui s’aventurent au bord de l’eau. Drones, hélicoptères, motos, patrouilles… pendant le confinement, l’État français choisit de priver la population de promenade, de respiration, de joie. À tout prix.

L’espace public est désespérément vide depuis des semaines. Les flics tournent en rond. Ils s’ennuient. Il n’y a quasiment plus personne à contrôler, à importuner, à surveiller. Sur la plage, un gendarme aperçoit alors sur un parasol, une serviette, une silhouette de femme. Chouette ! Le chevalier du maintien de l’ordre s’approche, fier de son devoir. Il frétille, trottine, prêt à dégainer son carnet. Impatient de distribuer une nouvelle amende de 135 euros. Une petite verbalisation pour égayer sa journée !

Alors qu’il s’approche, il découvre avec stupeur qu’il se tient face à une poupée en plastique. Une farce. Vexé et déçu, le gendarme est même filmé par les plaisantins en train d’arracher le parasol et la poupée gonflable pour les emporter. L’histoire ne dit pas si les limiers de la gendarmerie ont essayé de retrouver des empreintes ADN pour faire condamner les auteurs de ce canular.

Depuis le 16 mars, plus d’un million d’amendes ont été distribuées à la population pour «non respect du confinement». La France est le seul pays du monde qui a donné plus d’amendes que de masques et de tests.


Une vidéo du gendarme contrôlant la poupée gonflable :

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