État policier : le préfet sort 6 arrêtés pour tout interdire à Nantes ce week-end

Le préfet de Nantes Claude d’Harcourt semble n’avoir aucune limite. Responsable de la charge policière de la fête de la musique de l’an dernier, ce haut fonctionnaire n’a pas eu la moindre sanction, malgré la mort de Steve, les innombrables blessures et les traumatismes causés le 21 juin dernier. Ce jeudi 18 juin, il publie pas moins de 6 arrêtés pour museler toute expression politique ou festive pour le week-end de la fête de la musique :

1 – Interdiction des véhicules transportant du matériel sonore

2 – Interdiction des manifestations et des rassemblements pour «risque de trouble à l’ordre»

3 – Interdiction des feux d’artifice

4- Interdiction de la vente d’alcool

5 – Interdiction de «transporter des objets pouvant servir d’armes par destination», sachant que les autorités peuvent considérer un homard, un parapluie ou une canette de bière comme une arme.

6 – Et surtout : interdiction des «rassemblements festifs» dès vendredi, et dans toute la Loire-Atlantique !

De plus, la mairie a décidé de bunkeriser toute l’île de Nantes avec des mesures drastiques, afin qu’elle soit inaccessible dimanche. Elle appelle à faire «la fête aux balcons de 20h à 21h» avec une «playlist fournie» par la municipalité.

Il est assez clair que les autorités n’ont aucune intention de rendre une quelconque justice concernant la mort de Steve. Par plus que dans toutes les autres affaires de violences policières. Mais les mesures prises pour ce week-end dépassent l’entendement. C’est un État policier assumé, sans fard, pour écraser tout rassemblement, même festif, qui puisse rappeler les actes injustifiables commis il y a 1 an.


Les nantaises et nantais vont-ils céder à ces intimidations ?


Les arrêtés complets

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