Colère féministe en Amérique Latine

Si, en France, le droit à l’avortement a été conquis de haute lutte par les femmes dans les années 1970, il est régulièrement remis en cause. Et dans de nombreux pays, il est purement et simplement interdit et les femmes criminalisées pour avoir disposé de leurs corps.

Au Salvador, en Amérique Latine, toute forme d’avortement est interdit y compris après un viol. En août 2019, une peine de 40 ans de prison pour meurtre avait été requise vendredi devant un tribunal salvadorien contre une jeune femme âgée de 21 ans qui a perdu son bébé. À part à Cuba et en Uruguay, l’avortement est considéré comme un crime dans tous les pays d’Amérique latine.

Le 28 septembre est traditionnellement la journée mondiale pour le droit à l’avortement. Des manifestations de femmes ont eu lieu dans de nombreux pays à travers le monde pour exiger un accès à l’IVG libre, gratuit, et sûr.

Ces mobilisations ont été particulièrement offensives. À Mexico, des milliers de féministes ont défilé habillées de noir et le visage masqué. Face à un dispositif policier massif, des affrontements sévères ont éclaté. Les manifestantes protestaient aussi contre les féminicides, très nombreux dans le pays. Au Pérou, des enlèvements de femmes ont aussi lieu régulièrement, suscitant l’indignation.

En Colombie, en Argentine, au Salvador ou encore en Équateur, des milliers de manifestantes ont lutté pour l’autonomie des femmes sur leur propre corps.

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