Jeunesse mobilisée : rendez-vous étudiant demain, 11h, aux Nefs

« Aujourd’hui, Macron croit nous calmer par de petites annonces quand sa gestion de la crise sanitaire n’a fait qu’aggraver la situation déjà alarmante des étudiant.e.s. Face au Covid, à la précarité étudiante et au manque structurel de moyens mis dans les universités, la seule réponse du gouvernement a été de fermer les facultés, nous isoler davantage et de ne les rouvrir que pour nous noter. D’un côté, les classes préparatoires et l’enseignement secondaire restaient ouverts et de l’autre, aux étudiant.e.s et professeur.e.s de s’adapter au distanciel sans aucun moyen supplémentaire !

Après un an de rassemblements, de manifestations, d’appels de détresse, de reportages alarmants et de suicides, Macron se décide enfin à réagir. Le gouvernement propose des repas à 1 euro pour tous les étudiant.e.s et une aide financière pour des séances de psy, ce n’est pas trop tôt ! C’est même avant le COVID que tout ça aurait dû être mis en place et ces mesures tardives sont bien faibles pour répondre à la situation inquiétante des étudiant.e.s !

Nous exigeons de pouvoir revenir à la fac en mettant tous les moyens pour que les cours aient lieu dans les meilleures conditions sanitaires et pédagogiques possibles. Ce gouvernement est-il bien sérieux de croire que nous allons nous contenter d’un jour de retour à la fac par semaine ? Sans même se poser la question de savoir comment les étudiant.e.s confiné.e.s au domicile familial vont faire le trajet une fois par semaine, il est inadmissible de poursuivre ce distanciel, même 4 jours sur 5. Et concernant l’organisation de cette reprise plus que partielle en présentiel avec des classes de TD d’une cinquantaine d’étudiant.e.s, ce gouvernement compte encore une fois sur le dévouement de nos professeur.e.s eux.elles aussi excédé.e.s par ce confinement et la réorganisation permanente de leurs cours. Quand l’université fonctionne grâce à des profs de plus en plus précaires, nous refusons que ce « démerdentiel » pèse encore sur nos professeur.e.s sans aucun budget supplémentaire.

Tout cela n’est qu’une manière pour le gouvernement de prétexter un retour à des conditions d’études normales et tenter de calmer les étudiant.e.s de plus en plus en colère. S’il lâche aujourd’hui ces annonces, c’est qu’il craint le retour de flamme d’une jeunesse laissée sur le bord de la route. Nous ne sommes pas dupes, ce n’est pas par altruisme qu’il accorde ces maigres droits, mais bien par peur. Peur que les étudiant.e.s au bout du rouleau finissent par se retrouver dans la rue plutôt qu’à la fac, pour exiger de bonnes conditions d’études, des aides à la hauteur du coût de la vie, et pour qu’on en finisse avec le mépris de ce gouvernement.

Nous ne nous arrêterons pas là. Au contraire, nous allons profiter de ce créneau pour revendiquer plus que le strict nécessaire de survie. Partout en France, étudiant.e.s et professeur.e.s organisent des manifestations le mardi 26 janvier, pour exiger une vraie réouverture des universités. Nous appelons tous les étudiant.e.s à se rassembler au plus vite, à discuter entre nous et à venir manifester notre colère mardi prochain. À Nantes, venons nombreux.ses à 11h aux Nefs, sous les machines de l’île, mardi 26 janvier. »


Via Jeunesse determiNantes

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