De Jérusalem à Paris : mêmes munitions de terreur


Une internationale de la répression par la terreur


Il y a quelques jours, l’assaut de la Mosquée Al Aqsa, à Jérusalem, par la police Israélienne a relancé un cycle de violences racistes et coloniales contre le peuple Palestinien. Lors de cette attaque, les forces de l’ordre ont tiré dans le lieu de culte et à ses abords un grand nombre de munitions de maintien de l’ordre. Notamment des dizaines de balles en caoutchouc, éborgnant au moins trois personnes. Les Palestiniens victimes des tirs ont recueilli les balles : il s’agit exactement des mêmes munitions de LBD que celles utilisées en France, et produites par l’entreprise américaine CTS – Combined Systems.

Les frontières entre maintien de l’ordre, conflit armé, et guerre de basse intensité tendent à s’évaporer. Il y a quelques années, la police israélienne faisait l’acquisition de ces nouvelles munitions destinées au maintien de l’ordre. Les mêmes que les balles tirées par la police française : des « balles connues en tant que Model 4557. […] Les balles sont faites en plastique et mesurent 40 millimètres de diamètre, avec un bout en caoutchouc censé réduire les dommages » écrivait le journal israélien Haaretz. Ce calibre de balle se généralise dans les opérations de répression, le 40×46 millimètres, correspond aux standards de l’OTAN.

Dès avril 2015, un palestinien avait perdu un œil à Jérusalem-Est, touché par un de ces projectiles. L’année précédente, Mohammed S., 16 ans, était mort après avoir reçu – selon toute vraisemblance – une de ces mêmes balles dans la tête, rapportait le journal Haaretz. Aujourd’hui, on retrouve donc des blessures similaires – toutes causées par les armes policières – sur le corps d’un jeune de Jérusalem Est et sur un adolescent de banlieue parisienne, sur un manifestant de Minneapolis ou sur un Gilet Jaune.


Les armes de répression dessinent une internationale de la barbarie autoritaire.


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