Fabrique de l’opinion : cas d’école

Quelques dizaines d’affiches montrant le visage sinistre du militant d’extrême droite Eric Zemmour ont été collées en France. Insignifiant. Pourtant, tous les médias en parlent comme s’il s’agissait de quelque chose d’important. Évidemment, aucun ne rappelle les condamnations de cet individu pour provocation à la haine raciale, ni les plaintes pour agressions sexuelles.

En clair, il suffit qu’une poignée de militants d’extrême droite colle des affiches en faveur d’un pétainiste habitué des plateaux télé pour que les médias nationaux en fassent la promotion. Pourtant, des collages contre le racisme, contre les violences policières, pour l’écologie ou le féminisme, il y en a absolument tous les jours partout en France. Il y a même des fresques géantes engagées, des banderoles, une multitude d’initiatives beaucoup plus créatives, massives, régulières pour la justice sociale. Mais aucun média n’en parlera jamais.

Pourquoi une telle surexposition ? Pourquoi des mobilisations massives pour des causes justes passent inaperçues, mais un simple collage d’extrême droite bénéficie d’une couverture nationale ? En France, en 2021, il suffit d’être fasciste pour être invité sur tous les plateaux télés.


Les médias sont aujourd’hui les principaux artisans du fascisme qui vient.


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