Le désastre est déjà là


Il y aura des incendies géants et des inondations, la montée des eaux et de émeutes de la faim, des déplacements de population et de cyclones. Tout cela est écrit, annoncé, prédit depuis plusieurs décennies. Qu’ont fait les gouvernants ? Ils ont accéléré le désastre, continué à soutenir les plus grands pollueurs, appuyé la consommation à marche forcée.


À présent, le désastre est là. Madagascar subit une famine à cause du réchauffement climatique qui préfigure le sort de centaines de millions de personnes à court terme. Des catastrophes industrielles et écologiques sont annoncées quasiment tous les jours dans une affolante banalité. La glace du Groenland fond à une vitesse jamais vue, pendant que les forêts sibériennes brûlent. Pendant ce temps, dans un pays comme la France, le débat public est focalisé sur «l’insécurité», «l’islam» ou «l’écriture inclusive».

Nos gouvernants n’ont aucune intention de ralentir le désastre : ils nous y précipitent. Pour eux, la solution n’est pas de régler les causes de problèmes sociaux ou environnementaux, mais d’en traiter les éventuelles conséquences pour eux même. Ils ont intégré que la catastrophe allait s’approfondir rapidement, c’est pour cela que partout, les polices se militarisent, les moyens de contrôles deviennent de plus en plus puissants, que les États se transforment en Régimes autoritaires. Ils feront tenir les sociétés par la force.


Il n’y aura pas de sauveur ni de miracle. L’équation de la période est simple : révolution ou barbarie, soulèvement généralisé ou suicide collectif.


Faire un don à Contre Attaque pour financer nos articles en accès libre.