Marseille : le show politique indigne de la rentrée


Cité nettoyée pour les caméras, Macron et Blanquer hués


Macron se balade dans Marseille face à une nuée de caméras

Le grand show politique présidentiel de la rentrée a lieu à Marseille, deuxième ville de France concentrant les inégalités. Un spectacle indigne, entouré d’une Cour de journalistes, dans une ville truffée de policiers :


Village Potemkine

Dans la Cité Bassens, quartier pauvre du Nord de la ville, «plusieurs entreprises de nettoyage privées et des paysagistes ont fait place nette» avant la venue de Macron. «Si vous aviez vu l’état de la cité hier soir… il y avait vraiment un décalage, il y avait visiblement des ordures, des poubelles qui n’avaient pas été ramassées depuis plusieurs jours», a confié une habitante.

Il fallait donner aux caméras une image «propre» d’un quartier populaire. Une méthode d’Ancien Régime. Dans la Russie des Tsars, au 18ème siècle, de luxueuses façades en carton-pâte étaient construite dans les villages pauvres avant le passage de l’Impératrice. Cette technique de propagande s’appelle «le village Potemkine». Rien n’a changé.

Écrans plats

À son arrivée ce jeudi matin dans une école du XIIIᵉ arrondissement de Marseille, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a été copieusement sifflé par des dizaines de parents. Non seulement l’éducation est l’un des secteurs les plus sacrifiés par le gouvernement, mais le Ministre de l’Éducation crache au visage des parents d’élèves.

À la télévision, le sosie d’Oncle Fétide avait humilié les familles qui perçoivent l’allocation de rentrée scolaire en évoquant «des achats d’écrans plats plus importants au mois de septembre qu’à d’autres moments». Sous entendu, les pauvres ne savent pas gérer les aides. Un énorme mensonge, puisque ce type de produit ne se vend pas plus à la rentrée que le reste de l’année, et que les achats de fournitures scolaires pèsent de plus en plus lourd dans les budgets.

Qu’importe, il faut étaler sa haine de la plèbe. Les parents marseillais ont donc rappelé le réel au ministre surpayé : «viens nous le dire en face qu’on achète des écrans plats». Pas sur que ce genre d’énergumène qui ne se déplace qu’entouré de molosse l’ose…


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