Trois mois après la fête de la musique : procès pour l’exemple à Nantes


C’était il y a trois mois jour pour jour. À Nantes, une fête de la musique était organisée en mémoire de Steve, mort en 2019 parce qu’il était sorti danser, sur l’île de Nantes, un 21 juin.


Il y a trois mois, la fête de la musique nantaise faisait également suite à la répression féroce d’une Free Party à Redon : un jeune teufeur venait d’avoir la main arrachée par une grenade, et de nombreuses autres personnes étaient gravement blessées par les forces de l’ordre.

À Nantes, le 21 juin dernier, la fête a été étouffée dans les gaz lacrymogènes. Un camion sono a été encerclé par des tirs de grenades. La soirée dansante écourtée par les charges d’hommes en arme. Le pouvoir en guerre contre la fête et la jeunesse. À l’issue de cette soirée, un militant politique était repéré dans un café et pris en chasse par des CRS. Après une garde à vue, il était remis en liberté sous contrôle judiciaire en attendant son procès. Ce militant est l’objet de fausses accusations démenties et par les témoins et l’enquête.

Alors que les gendarmes qui ont arraché une main et attaqué des teufeurs bénéficient d’une impunité totale, il est impensable que la justice condamne une personne pour la punir d’avoir fait la fête à Nantes.


Un rendez-vous de soutien aura lieu ce mardi 21 septembre, à partir de 13h30 devant le tribunal de Nantes. Les musiciens sont les bienvenus !


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