Benalla protégé par la justice : qui est le procureur de Paris Yves Badorc ?


Une peine très légère pour Benalla qui aurait été «jugé par le tribunal de l’opinion» selon le magistrat



Pendant deux semaines, le procès d’Alexandre Benalla avait lieu à Paris, plus de 3 ans après les faits. Sans surprise, le protégé d’Emmanuel Macron a bénéficié d’une grande clémence de la justice. Lors du procès, le procureur de Paris, Yves Badorc, a même volé au secours du garde du corps. Pour finalement demander une légère amende, 500€, et de la prison avec sursis. Un réquisitoire «nuancé et objectif» selon le magistrat.

Pourtant, Alexandre Benalla était jugé pour de nombreux faits graves. Les violences qu’il a commises le 1er mai 2018 à Paris évidemment, en tabassant des manifestants en uniforme de police, mais aussi l’utilisation d’images de vidéosurveillance protégées appartenant à la préfecture de police, le selfie avec arme à feu pendant la campagne présidentielle ou l’utilisation à usage privé de passeports diplomatiques.

Au total, au moins 12 infractions, dont «violences volontaires en réunion» à «immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique», en passant par «port d’arme de catégorie B» ou encore «faux et usage de faux». Sans oublier la «disparition» des coffres forts, qui n’a jamais été poursuivie.

Pour justifier la légèreté de ses réquisitions, le procureur osé asséner que l’affaire avait été «jugée par le tribunal de l’opinion», et ses prévenus «marqués au fer rouge des réseaux sociaux». Bref, Benalla et Crase seraient en fait les victimes de l’affaire.


Mais qui est ce procureur Badorc, si gentil avec Benalla ?


  • Il était présent lors du jugement du journaliste indépendant Taha Bouhafs, condamné à payer 6500 euros d’amendes, dommages et intérêts pour avoir dit à une policière sur Twitter qu’elle était un alibi d’une institution raciste. Lors de l’audience, il avait même fait la promotion du dessinateur de droite Xavier Gorce.
  • C’est aussi Yves Badorc qui avait tenté de perquisitionner le journal Mediapart après la diffusion des enregistrements de Benalla !
  • Enfin, c’est Yves Badorc qui avait demandé au tribunal de condamner Assa Traoré pour «diffamation» contre les gendarmes impliqués dans la mort de son frère. Il disait que «le droit à l’indignation a des limites». Le tribunal ne l’avait pas suivi et avait relaxé Assa Traoré.
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