Paris : le préfet interdit la manifestation enseignante, mais autorise une parade néo-nazie

C’est parfaitement clair : le pouvoir est en guerre. Et pas contre un virus, mais contre tout ce qui pourrait contester l’ordre établi. Le préfet de Paris Didier Lallement, a pris la décision d’interdire la manifestation déposée par les syndicats de l’éducation nationale pour ce jeudi. Dans un contexte de crise politique majeure autour du ministre de l’Éducation, et de raz le bol massif des enseignants et enseignantes contre la gestion sanitaire des écoles.

Pourtant, de nombreuses manifestations sont autorisées sur des délais plus courts, il s’agit très clairement d’éteindre la contestation contre Blanquer. Une mobilisation pourtant très sage et polie…

Dans le même temps, le préfet de Paris a autorisé deux manifestations d’extrême droite. La première samedi après-midi, organisée par Florian Philippot, dans laquelle 200 néo-nazis ont pu défiler bras tendus en pleine capitale. La deuxième, le soir même, une marche «identitaire» lors de laquelle des néo-nazis ont tabassé un passant en toute impunité, sous le regard complaisant de gendarmes.

Permettre à l’extrême droite violente de semer la terreur, interdire une banale manifestation de syndicats d’enseignants, voilà les orientations du pouvoir en place. Voilà le résultat du «barrage» Macron de 2017. À quoi joue la préfecture de Paris ?

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