Alerte enlèvement : le rapport du GIEC


La moitié de l’humanité déjà “en forte vulnérabilité” face au changement climatique



Le 28 février, le dernier rapport du GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – était publié.


Le rapport confirme toutes les prévisions annoncées depuis 2014, et décrit : «Des impacts plus violents, souvent irréversibles, et plus précoces ont affecté toutes formes de vie sur Terre, dans toutes les parties du monde». Ces dernières années, «la moitié de la population mondiale a souffert de pénurie d’eau à un moment donné au cours de l’année passée» et la planète est d’ores et déjà frappée par «ce que les précédents rapports annonçaient : davantage de vagues de chaleur, de précipitations extrêmes, une élévation du niveau de la mer, etc.» «La moitié des animaux et des végétaux évalués ont d’ores et déjà fui vers des températures plus clémentes les pics de pollutions atmosphériques se sont multipliés, touchant davantage la santé des urbains». Et cela ne va faire qu’empirer.

Ce que le rapport de 2022 souligne : une forte inégalité entre pays face au changement climatique. «En Afrique, par exemple, le changement climatique compromet les objectifs de la sécurité alimentaire et de l’accès à l’eau». Environ 3,3 à 3,6 milliards de personnes vivent actuellement dans des conditions de forte vulnérabilité au changement climatique, écrivent les auteurs. «Elles sont surtout localisées en Arctique, en Amérique centrale et du Sud, en Afrique, en Asie et sur les petites îles tropicales». Donc en dehors de l’Occident, qui s’en moque éperdument.

Mais le rapport alerte aussi l’Europe. Il en existe quatre principaux risques pour notre continent : les vagues de chaleur, la perte des rendements agricoles, la pénurie d’eau et les inondations. Les effets négatifs les plus sévères toucheront les régions du sud de l’Europe. En revanche, si la température grimpe à plus de 3°C au-dessus de la température de l’ère préindustrielle, et nous sommes bien partis pour, les risques climatiques seront si graves que même une adaptation maximale ne suffira pas.

Enfin, le GIEC explique, sans surprise, que la dégradation des terres, la perte de biodiversité, la pollution des océans ou encore la surpêche, aggraveront les risques, et appelle à repenser les villes pour qu’elles «émettent moins de gaz à effet de serre, qu’on y limite les îlots de chaleur et qu’on y facilite l’évacuation des eaux de pluie».

Autant de questions cruciales et vitales, qui concernent toutes nos vies, et les vies des êtres qui nous entourent. Des sujets qui devraient être abordés quotidiennement, surtout en période électorale. Et pourtant, pourtant, ce sujet est porté disparu. Imposons le dans le débat.

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