Procès de la tentative d’assassinat fasciste à Nantes : la confession au-dessus de la loi


Depuis lundi, le procès d’un commando de néo-fascistes qui ont essayé de tuer deux adolescents le soir de l’élection présidentielle de 2017 a lieu à Nantes. Les prévenus et leurs soutiens parlent beaucoup de religion : ils évoquent le «regret», le «pardon», la «famille», le refuge dans la foi. Ils se présentent comme de bons chrétiens.


Parmi eux, François Mamès Cosseron de Villenoisy, issu d’une famille noble, a donné des coups de pieds dans la tête de la victime au sol, qui gardera des séquelles pour toujours, après avoir frôlé la mort. Devant la juge, le prévenu déclare «avoir eu honte» et ressenti de l’inquiétude. Et qu’il serait donc allé se confesser, avouer ses actes à un prêtre. La juge lui demande : «Pourquoi ne pas aller vous dénoncer à la police?», il répond : «Par peur des conséquences».

La juge réitère : «Le prêtre ne vous conseille pas d’aller à la police?»

Réponse : «Non».

Un clerc a donc passé sous silence une tentative d’assassinat commise par des néofascistes alors qu’il en avait connaissance, et que l’enquête piétinait. Ces croyants ont décidément une lecture très particulière de la Bible. Cette déclaration rappelle celle de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la «Conférence des évêques», qui avait déclaré à propos des aveux de pédophilie au sein de l’Église : «Le secret de la confession est plus fort que les lois de la République».

Leurs règles religieuses passent avant les règles communes. Des crimes peuvent être couvert par des prêtres. Parlera-t-on de «séparatisme» dans cette affaire ? Les médias tourneront-ils en boucle sur la laïcité ? Peu probable.

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