Paris : journée agitée à la Sorbonne


Vers un second tour dans la rue ?


Ce jeudi 14 avril, 3 jours après le scrutin abject de dimanche, qui n’offre qu’un faux choix entre deux candidats désignés par les médias des milliardaires : la droite extrême déjà au pouvoir et l’extrême droite néofasciste, la tension monte un peu partout.

Des occupations de bâtiments universitaire ont eu lieu à Paris. Dans l’emblématique Sorbonne, prise par des centaines d’étudiants depuis hier, des Assemblées ont eu lieu pour s’organiser contre «Macron, Le Pen et leur monde». En début d’après-midi, tout le quartier était encerclé par les forces de l’ordre. Des CRS ont été chahutés autour de l’université.

Pendant ce temps, les locaux de sciences-po étaient eux aussi occupé par des étudiants et étudiantes en lutte. Ils ont été attaqués par des groupuscules fascistes. L’extrême droite et l’État ensemble pour mater la contestation.

Dans la soirée, des charges policières ont eu lieu, et des grenades lacrymogènes ont été tirées autour de la Sorbonne. Des étudiants et étudiantes ont été séquestrés dans le bâtiment à cause du siège policier. Le pouvoir est fébrile.

Cette agitation étudiante démontre que la colère couve partout, et que des millions de personnes refusent le duo entre la fasciste et le fascisateur. Une préfiguration d’une journée de lutte samedi, dans toutes les villes ?


Images : Hub8745, Clément Lanot, Le Média, Révolution Permanente

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