Alsace : des néonazis stockaient un arsenal d’armes de guerre et d’explosifs

Un aperçu de l'arsenal stocké par les néonazis

Des mitrailleuses, des fusils d’assaut, des munitions, 35 kilos de poudre et tout le matériel pour fabriquer des explosifs et des munitions. C’est l’arsenal de guerre découvert mardi chez plusieurs néonazis en Alsace. Dans le détail, ces nostalgiques d’Hitler possédaient 18 armes légales et 23 armes illégales, 167 chargeurs dont 72 de Kalachnikov… et 121.000 munitions !

Quatre personnes ont été placées en garde à vue, une cinquième visée par l’opération a été laissée libre, «faute d’éléments à son encontre». Toutes appartenaient à la «sphère néonazie». La procureure parle de «personnes insérées», «des citoyens comme les autres en apparence». L’un des suspects pratiquait le tir à longue distance en club.

Les fascistes s’arment massivement en France et se préparent à la guerre. Voir à commettre des crimes de masse. Le 19 mars 2022, deux néonazis tabassaient deux rugbymans au cœur de Paris suite à une altercation raciste. Puis leur tiraient dessus. Federico Martín Aramburú, père de famille, était tué par balle. Les tireurs possédaient des armes à feu, un gilet pare balle et un brassard siglé «police», ainsi qu’un buste d’Hitler. Déjà poursuivis pour des actes de torture, ils avaient interdiction de se côtoyer et d’être à Paris.

Dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mai dernier à Paris, un individu d’extrême droite sortait une arme en apercevant une bagarre, et assassinait un homme qu’il ne connaissait pas d’une balle en pleine tête. Il se promenait avec un pistolet dans sa voiture.

La police vote pour l’écrasante majorité à l’extrême droite, les militaires aussi. Certains ont même été mis en cause ces derniers mois dans des projets d’attentats. En parallèle, des groupes armés d’extrême droite s’entraînent et recrutent. Ils se mettent même en scène sur Youtube en train de tirer. Et des généraux menacent de commettre un putsch.

Le gouvernement n’a pas eu un mot sur ces crimes d’extrême droite en pleine période électorale. Pendant ce temps, un jet de caillou ou une «rébellion» dans une manifestation peut envoyer un manifestant derrière les barreaux, et les voix dissonantes sont menacées de dissolution par le pouvoir. La population musulmane est stigmatisée au quotidien dans les médias possédés par les milliardaires.

La France est profondément et durablement travaillée par des forces qui veulent imposer le retour du fascisme. Grands médias, grands patrons, forces armées, réseaux d’extrême droite. Même un hypothétique retour de la gauche plurielle n’y pourra pas grand chose. Face à la menace, organisons la contre-attaque.

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