«Risque zéro» : armée, chasseurs, même combat


«Si on veut le risque zéro, on arrête de s’entraîner». Ce sont les mots du colonel Jean Fernex de Mongex, commandant du plus grand camp militaire d’Europe, situé ans le Var.


La semaine dernière, les militaires ont tiré des obus en pleine canicule dans cette zone naturelle, provoquant un gigantesque incendie qui a mis des jours à être maîtrisé par les pompiers. 1800 hectares sont partis en fumée, dont une partie dans le parc naturel du Verdon. «Le feu a détruit des secteurs de grande biodiversité aux portes d’une des pépites naturelles de France, un grand site dont les paysages et la biodiversité sont mondialement reconnus» expliquaient les responsables du parc national. Lors des opérations pour éteindre l’incendie, un pompier a été blessé par l’explosion d’un obus lundi 20 juin.


«Le risque zéro n’existe pas, c’est comme ça». Ce sont les mots du président des chasseurs Willy Schraen, a propos de la mort le 30 octobre d’un automobiliste atteint alors qu’il conduisait sur la quatre voies entre Nantes et Rennes.


Le patron des chasseurs exhorte les Français «à se promener chez eux» pour éviter les accidents. Ce proche de Macron multiplie les outrances, et se lave les mains des morts lors de parties de chasse. Il avait osé : « la nature n’est pas à tout le monde […] c’est pas vrai, c’est pas ça la vraie vie». Il vient même de lancer une pétition contre les «anti-chasses». Willy Schraen est un proche de Macron, complaisamment invité sur les plateaux télé.


Les individus armés qui détiennent du pouvoir dans ce pays se moquent des vies et de la nature. Pour eux, il n’y a pas de «risque zéro», seulement des dommages collatéraux. À l’heure où le «principe de précaution» sert à justifier le contrôle et les restrictions de liberté, les gens qui ont le pouvoir de tuer ne rendent pas de compte.


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