Chronique de la sauvagerie policière


Une charge pour voler des banderoles Black Lines


Samedi 19 novembre à Paris : les Gilets Jaunes fêtent leur 4 ans. Et même si plus aucun média n’en parle, il y a encore des centaines de personnes, chaque samedi, pour réclamer plus de justice sociale dans les rues de la capitale. Ce 19 novembre, le cortège est cadenassé par un énorme dispositif policier.

Il ne se passe absolument rien, mais cela n’empêche pas les miliciens de se défouler. Un coup est donné en plein visage à un homme par un agent, suivi d’une charge aussi brutale que gratuite. Plus tard, une charge massive de la BRAV, la tristement célèbre unité de choc du préfet de Paris, chargée de semer la terreur, a lieu sur la foule. Pourquoi cette attaque ? Pour arracher trois banderoles du collectif Black Lines en tête du cortège et arrêter deux personnes au passage.

Depuis des mois, ces banderoles artistiques en noir et blanc, réalisées à la main par des artistes, sont devenues un symbole visuel de la contestation. Elles donnent de la force, de la puissance, du style aux défilés, tout en faisant passer des messages. Ce sont ces œuvres qui ont été violemment arrachées par des forces de l’ordre armées. C’est la définition même d’un État policier : utiliser la violence au nom de l’État contre sa population.

4 ans après le début du soulèvement des Gilets Jaunes, la répression n’a jamais été aussi féroce et systématique à tous points de vue. Et le gouvernement compte doubler les effectifs répressifs sur le terrain. L’insécurité causée par la police risque d’aller en augmentant, sauf si la résistance s’organise.

Images : Amar Taoualit et MarocOnline

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