Valls condamné en Espagne pour avoir reçu de l’argent d’hommes d’affaires, une pratique généralisée en France


Manuel Valls est un homme lâche, un menteur, un traître. Il est corrompu et raciste. Il a donc toutes les qualités requises pour faire carrière politique.


Après ses déconvenues régulières aux élections françaises, Valls tente l’aventure en Espagne, son pays d’origine. Il organise une candidature crapuleuse à Barcelone, défile avec l’extrême droite locale, tente de torpiller la gauche… Tout ça pour encaisser un échec électoral. Encore un. C’était en 2019. Depuis, Valls se recycle en postillonnant quelques horreurs dans les médias français qui acceptent encore de l’inviter.

Manuel Valls vient d’être condamné par la Justice espagnole pour le «financement irrégulier» de sa campagne. Une formule pudique pour décrire un système de corruption. Il avait financé sa campagne grâce à des hommes d’affaires catalans lorsqu’il briguait la mairie de Barcelone. La Cour des Comptes espagnole parle de «faits très graves». Valls a reçu une amende de 277.000 euros, la plus forte sanction infligée à un parti en Espagne.

Financement d’un politicien par des riches et des patrons ? Illégal en Espagne? Très grave ? Ce n’est pas le cas en France. Chez nous, c’est même littéralement le fonctionnement «normal» du régime.

Prenons Macron, Président de la République Française. Quasiment inconnu avant 2016, il a lancé officiellement sa campagne avec des dons de grands patrons. Lorsqu’il crée le mouvement «En Marche», Macron organise une souscription défiscalisée et accumule un trésor de guerre pour financer sa campagne. Malgré l’opacité totale de ces dons, il est évident que les généreux mécènes ne font pas partie du petit peuple.

Par exemple le 8 septembre 2016 Macron, qui est encore Ministre de l’Économie, organise un luxueux dîner à la City, qui est le centre financier de Londres, pour une levée de fonds pour sa campagne. Un ministre socialiste qui part cajoler les spéculateurs en Angleterre pour sa campagne ! Tout est normal.

Encore plus grave, lorsqu’il était ministre de l’économie Macron bénéficie d’un duplex qui surplombe la Seine et donne vers Notre-Dame. Dans ce logement fourni grâce aux deniers publics, Macron reçoit des célébrités et des hommes d’affaires. Il dépense en 8 mois 120.000 euros de «frais de représentation» pour ces dîners haut de gamme. Il s’agit donc non seulement de corruption, mais aussi de détournements de fonds. Macron a utilisé son enveloppe de Ministre pour séduire des donateurs et constituer un réseau de soutiens. Tout le monde le sait en France, mais il ne se passe rien.

Valls est donc un petit joueur, un amateur, presque attendrissant comparé au Président français. Macron vient de la banque d’affaires Rothschild, où il a eu un rôle clé dans une énorme transaction : le rachat de la branche “nutrition infantile” de Pfizer par Nestlé pour plus de 9 milliards d’euros. Des sources estiment qu’il aurait probablement touché entre 5 et 10 millions pour cette opération. Pourtant, en 2022, le chef d’Etat continue d’assurer publiquement qu’il n’a «que» 500.000 euros de patrimoine. Et tout le monde s’en fout. Pas une enquête, pas un sujet, pas une question dans les grands médias. Évidemment aucune poursuite judiciaire. Et cela sans parler des liens indéfectibles entre le clan Macron et le cabinet privé Mc Kinsey, qui travaillait pour Macron durant sa campagne et perçoit maintenant de juteux contrats d’argent public.