🪨 “Make our planet great again”


L’art du double discours permanent à la française : “sobriété” et réouverture de centrales à charbon


16 avril, Emmanuel Macron : “le quinquennat sera écologique ou ne sera pas”

6 juillet, Élisabeth Borne : “Nous serons la première grande nation écologique à sortir des énergies fossiles”

28 novembre : réouverture de la centrale à charbon de Saint-Avold

Imaginez quelques secondes la septième puissance économique mondiale se pavanant de conférence en conférence sur le climat, faisant la leçon aux pays du Sud, leur expliquant comment sortir des énergies fossiles. Se gargarisant même d’être à la pointe de la transition écologique et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Retour à la réalité, automne 2022 : le gouvernement français qui avait annoncé la fermeture définitive de la centrale à charbon Émile-Huchet, située à Saint-Avold, en Moselle réouvre ses portes pour produire de l’électricité en plein mois de novembre. Le parc nucléaire français, vieux et mal entretenu, mis à mal par les épisodes de sécheresse, subissant des incidents à répétition, ne pourra pas sécuriser l’approvisionnement du pays en électricité pour l’hiver. Des coupures de courant sont annoncées sur tout le territoire. L’arrêt définitif des centrales à charbon était une promesse de Macron. L’énergie nucléaire était censée prendre le relais de la production en toute sécurité. Double mensonge.

Même scénario près de Nantes, à Cordemais, où la vieille centrale à charbon qui devait fermer cette année va fonctionner à plein régime cet hiver pour produire de l’électricité.

Ce sera donc le charbon qui remplacera la fausse alternative énergétique promue par les macronistes. 500.000 tonnes de charbon seront brûlées pour alimenter un tiers des foyers du Grand-Est. Des émissions de CO2 en quantité astronomique vont être rejetées dans l’air au mépris du réchauffement climatique.

Nous sommes gouvernés par une bande d’incompétents irresponsables. Un gang de menteurs et des cyniques qui nous entraînent vers le pire. Le désastre est déjà là mais il n’est pas trop tard pour tirer le frein d’urgence…