Baisse massive du chômage, fin des régimes spéciaux, sauf pour les députés : c’est un hold up

Hold Up :
Baisse de 25% de la durée de l'allocation chômage dès le 1er février
Suppression des régimes spéciaux sauf pour les députés et sénateurs

? À compter du 1er février, la durée d’indemnisation des nouveaux inscrits à Pôle emploi sera réduite de 25%. C’est la conséquence du décret paru le 27 janvier pour sabrer les droits des chômeurs et chômeuses. Cette mesure constitue un vol pur et simple des plus précaires. En effet, un montant est prélevé sur nos salaires pour nous permettre d’avoir du chômage si nous perdons notre emploi. Il s’agit d’une «cotisation», elle est prise sur notre force de travail, quand on bosse, pour nous assurer un peu de revenu quand on ne bosse plus. C’est du salaire différé : vous produisez de la valeur, et une partie est mise de côté pour plus tard, en cas de soucis, pour pouvoir vivre à peu près dignement. En baissant massivement – d’un quart ! – cette indemnisation sans aucune contrepartie, c’est tout simplement un braquage. De l’argent qu’on vous prend. Le salarié est perdant sur tous les plans : il n’aura pas un meilleur salaire pour autant, et son droit au chômage baisse de 25%.

? Lundi 30 janvier, la Commission des finances du Parlement a adopté l’article 1er de la réforme des retraites qui met fin aux régimes spéciaux. Parmi les régimes spéciaux particulièrement visés par le pouvoir macroniste, ceux de la RATP et des industries électriques et gazières, que les libéraux veulent liquider depuis longtemps. C’est fait : nivellement par le bas. Plutôt que d’accorder de nouveaux droits aux uns, on supprime ceux durement acquis par les autres. Mais cette Commission a conservé certains régimes spéciaux : ceux de l’Assemblée nationale, du Sénat, des avocats ou de l’Opéra de Paris. On peut difficilement faire plus caricatural. Des députés et sénateurs aux salaires mirobolants et aux avantages hallucinants conservent leur régime de retraite spécifique et généreux, tout en appelant des maçons et des éboueurs à «faire des efforts» pour «équilibrer le budget». Vous avez dit privilèges ?

Il ne s’agit donc pas que de la question de la retraite à 64 ans mais d’une offensive généralisée des riches contre les pauvres. C’est contre tout ce mépris, tout ce pillage que nous devons lutter.

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