Sénat : vivre et voter comme des porcs


Dans la nuit de samedi à dimanche, à deux jours d’un blocage du pays et d’une grève qui s’annonce historique, le Sénat a voté :


➡️ La fin de plusieurs régimes spéciaux, tout en ne touchant pas au régime très spécial des sénateurs. Ils ont préservé leur propre régime qui leur permet de toucher une pension de 2.200€ nets après un seul mandat de 6 ans. En moyenne, ils partent à 71 ans avec 4.000€. En juillet dernier déjà, les députés et les sénateurs s’étaient augmenté de 5% pour faire face à l’inflation. Ces gens touchent «seulement» une indemnité de 7.493,30 euros par mois, à laquelle il faut ajouter 5.373€ par mois de frais de mandat, de 18.950€ par an en frais de déplacement et de communication, de 15.500€ par an en appareil électronique, de déplacements gratuits… «Il n’y a aucune maîtrise de la dépense publique depuis des années» déclarait le président du Sénat, Gérard Larcher en janvier, pour justifier la casse des retraites…

➡️ Le Sénat majoritairement de droite a aussi voté un amendement appelant à «ouvrir la réflexion sur l’intégration d’une part de capitalisation dans le système des retraites». Il prévoit que salariés et employeurs investissent leurs cotisations dans des fonds d’investissement, des actions, des obligations. En clair, c’est la marche vers une privatisation des retraites, purement et simplement. C’est un cadeau pour les fonds de pension privés comme la multinationale BlackRock, qui spécule et gagne des centaines de milliards sur les retraites dans le monde entier. Dès le mois d’octobre 2017, au tout début du mandat de Macron, le palais de l’Élysée avait été privatisé pour inviter les pontes de la finance américaine, au premier rang desquels… BlackRock ! Le patron de la filiale française de BlackRock avait été décoré de la Légion d’Honneur par Macron.

➡️ Le gouvernement passe la réforme des retraites à tout vitesse par 47-1, une procédure accélérée qui n’a pas permis à l’Assemblée de débattre du texte. Par contre, le Sénat de droite durcit et aggrave encore d’avantage l’offensive. Et tout cela juste avant la reprise des hostilités. Provocation délibérée ou mépris absolu ?

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