Paris : rafles et déchaînement policier


Près de 400 arrestations en 24h dans la capitale


Des milliers de personnes étaient de nouveau ce vendredi soir devant le Parlement contre le 49-3 et l’autoritarisme de Macron. Ce soir, les consignes étaient de briser physiquement et moralement la contestation.

La police a encerclé la place de la Concorde, nassé les personnes présentes avant de les gazer, puis procédé à de véritables rafles. Les forces de l’ordre fonçaient dans la foule et interpellaient au hasard des dizaines de personnes, en les frappant. Un homme a été roué de coups de pieds au sol, un autre a été menacé de se faire casser le poignet. D’autres étaient coincés devant une bouche de métro et étranglés, semant l’épouvante chez les personnes présentes. Un déferlement de nature fasciste.

Macron s’enferme dans une spirale dictatoriale. Minoritaire sur tous les plans, il impose par la force un recul social majeur, et rafle celles et ceux qui ont le courage de protester. Jeudi soir, près de 300 personnes étaient arrêtées à Paris. Vendredi soir, au moins 70 arrestations supplémentaires sont annoncées. Presque 400 personnes enfermées en 24h dans la capitale. À ce rythme, il ne restera bientôt plus grand monde pour manifester. Le pouvoir a retenu la leçon des Gilets Jaunes. Alors que faire ?

➡️ Éviter de se précipiter dans des nasses, rester mobiles, insaisissables et astucieux. Une place comme la Concorde est un espace hostile, surveillable, à moins de se donner les moyens de le défendre et de s’y rendre avec cet objectif.

➡️ Multiplier les lieux d’action, Macron ne pourra pas mettre ses flics partout.

➡️ Secouer les syndicats. Il est impensable que les centrales syndicales continuent à laisser la jeunesse se faire rafler par centaines sans réagir. Toutes les personnes arrêtées doivent être libérées sans poursuite, et le mouvement dans son ensemble doit affirmer immédiatement une solidarité sans faille face à l’escalade autoritaire du gouvernement.

Ce qui est en jeu va bien au delà des retraites. C’est une crise de régime, le pouvoir installe le pire, tout le monde est en danger.


???? : Jules Ravel, QG, M.A, Timothée Forget

Financez Contre Attaque
Tous nos articles sont en accès libre. Pour que Contre Attaque perdure et continue d'exister, votre soutien est vital. 
Faire un don

Une réflexion au sujet de « Paris : rafles et déchaînement policier »

  1. Bonjour
    Je suis syndicaliste a Force Ouvrière.
    Nous je partageons pas les modes d’action des blocs de tête.
    Toutefois nous sommes dans le elle camp.
    Comment pouvons nous soutenir les jeunes face a la représsion?
    Sachant que nous on est a visage découvert, nos noms en tant que délégués syndicaux ou IRP sont connus des patrons etc…
    Comment pouvons nous aider ?
    Pourquoi pas un article sur ce sujet a direction des syndicalistes ?
    Je suis souvent en service d’ordre…
    C’est compliqué pour nous… La plupart des manifestants, surtout ceux en famille veulent rester au calme, on doit veiller a ce que le cortège syndical se passe bien (en plus nos leaders départementaux sont légalement responsable si ça pète dna sale cortège syndical) etc même si on partage la colère du cortège de tête que faire…
    En dehors des manifestations ont est dans les boîtes face aux patrons a défendre les collègues… Faut pas confondre la base syndicale, qui parfois se retrouve en service d’ordre avec les berger Martinez et souillot…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *