Éteindre les incendiaires


Jeudi 16 mars, Macron dégainait le 49-3 pour imposer sans vote une mesure ultra-violente rejetée par la quasi-totalité de la population. Depuis, la colère et le courage ont franchi plusieurs caps. Mais le gouvernement joue les incendiaires et ne cesse les provocations. Voici quelques déclarations volontairement guerrières des derniers jours :


- «On va continuer à avancer à marche forcée», Emmanuel Macron
- «Pas de retraite pour les réformes» puis «Il y aura d’autres réformes impopulaires», Olivier Véran
- «Nous avons fait ce que les Français attendaient de nous. C'est une victoire», Élisabeth Borne
- «On utilisera peut-être à nouveau le 49.3», Olivier Dussopt
  • «On va continuer à avancer à marche forcée», Emmanuel Macron
  • «Pas de retraite pour les réformes» puis «Il y aura d’autres réformes impopulaires», Olivier Véran
  • «Nous avons fait ce que les Français attendaient de nous. C’est une victoire», Élisabeth Borne
  • «On utilisera peut-être à nouveau le 49.3», Olivier Dussopt

Soit ces gens sont totalement inconscients, soit ils sont certains d’être toujours protégés par leur police, soit ils mènent une expérience sociale et cherchent jusqu’où ils peuvent aller sans provoquer une insurrection totale.

La semaine qui vient de s’écouler a été le point culminant de la révolte, mais aussi de la violence d’État. Notre camp a subi au moins 1000 arrestations et plus d’un millier de personnes ont été blessées en une seule semaine, dont plusieurs personnes mutilées à vie, notamment un cheminot syndicaliste à Paris éborgné, et une éducatrice à Rouen qui a eu un doigt arraché. À ce bilan, il faut ajouter les 200 personnes blessées à Sainte-Soline, certaines très gravement et dont une est aujourd’hui encore dans le coma, avec le pronostic vital engagé. Oui, ils sont en guerre. Oui, nous sommes au seuil de la dictature ouverte.

Avec sa politique de terreur, en bon manager qui voit les vies comme des «ressources», Macron joue la carte de l’épuisement du stock humain disponible. Il mise sur l’épuisement des capacités de résistance dans ce pays. Sauf que nous ne pouvons pas perdre. Pas avec l’immense écho du monte dans le pays. Pas après tout ce qu’ils nous on fait. Pas après toutes ces grèves, ces blocages, ces gestes de solidarité.

Ces prochains jours seront donc décisifs. Nous avons tout à gagner, jetons nos forces dans la bataille pour éteindre les incendiaires.

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