Jeux Olympiques : cauchemar autoritaire et anti-social


Trois raisons de travailler dès maintenant à l’annulation des Jeux Olympiques de Paris 2024 :


Saturation policière

«Nettoyer» l’île de France. Ce sont les mots des autorités dans le journal Le Parisien. L’objectif de Darmanin, c’est un «objectif zéro délinquance» pour donner «une bonne image» du pays. Des milliers de policiers supplémentaires sont recrutés dans la capitale. «L’idée est de monter en puissance et d’être de plus en plus présents en petite couronne et sur tous les sites touristiques. Plus on va s’approcher des JO, plus on va saturer l’espace public de policiers» explique le préfet Nunez. Dans le pays le plus fliqué d’Europe, ces JO seront l’occasion d’une guerre aux pauvres jamais vue, d’une surveillance totale et d’un quadrillage policier colossal, avec drones et agents armés partout. Chaque grand événement sportif, en Chine comme au Brésil, en Russie comme au Mexique, a été l’occasion d’opérations répressives ultra-violentes contre les plus démuni-es et les contestations sociales.

Étudiant-es dehors

«Le Crous informe les étudiants d’Île-de-France qu’ils devront libérer leurs logements pendant les JO de Paris» titre Le Monde. Les étudiant-es locataires devront mettre à disposition leurs logements durant les mois de juillet et août 2024 pour l’accueil des volontaires des Jeux Olympiques. Le Crous a confirmé sur Twitter que son réseau «a été sollicité par l’État pour mobiliser une part limitée de ses logements». Il promet une solution de relogement aux étudiant-es qui le souhaiteront. Vu la pénurie de logements étudiants et la galère actuelle, surtout à Paris, on se demande bien comment…

Culture sacrifiée

«Aucun événement culturel d’ampleur du 18 juillet au 11 août 2024», avait annoncé le ministre de l’Intérieur à l’automne. Darmanin évoquait l’annulation de tous les festivals musicaux et événements culturels de l’été 2024 pour concentrer toutes les forces de l’ordre sur les Jeux Olympiques. Depuis, le gouvernement calme le jeu, face à la colère des acteurs culturels. Les autorités annoncent désormais des «reports»… En attendant le festival interceltique de Lorient doit déjà changer de formule et le festival d’Avignon est aussi décalé. On imagine déjà que tous les événements moins mainstream seront tout simplement interdits.

Et tout cela pour un spectacle réservé aux ultra-riches, puisque les places pour les épreuves coûtent parfois un SMIC. Des gouttes d’essences supplémentaires dans un pays déjà brûlant. Leurs jeux auront-ils lieu ?

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