Interville du zbeul : encore une semaine d’apaisement


Retour sur les actions du 8 au 14 mai


Cette semaine, même si les médias et le gouvernement profitent de l’absence de date nationale de grève pour imposer l’idée qu’il faut «passer à autre chose», le zbeul a continué sur tout le territoire contre Macron et ses valets. Retour sur une nouvelle semaine haute en action, entre carnaval et casserolades :

Lundi

Pour la commémoration du 8 mai célébrant la chute du nazisme, Macron parade seul, entouré de forces de l’ordre, sur des Champs-Élysées totalement vides. Symbole grotesque d’un régime finissant.

L’après-midi, il file à Lyon. Malgré une ville quadrillée par la police, des milliers de personnes déferlent dans les rues. Une mairie est forcée, des barricades s’enflamment, la police tire des dizaines de grenades. La résistance est massive. Et Macron est toujours seul, isolé derrière ses flics.

Mercredi

Le Ministre de l’éducation Pap Ndiaye annule sa visite dans un collège parisien où un comité d’accueil bruyant l’attendait. Le même jour, à Levallois, Bruno Le Maire est encerclé de manifestants qui lui scandent : «Dilaté comme jamais !»

Jeudi

À Besançon, le ministre de la santé François Braun est reçu par une casserolade. La police envoie du gaz et donne des coups de matraque.

À Laon dans l’Aisne, le ministre du Travail Olivier Dussopt accueilli sous les huées et les bruits de casseroles.

Vendredi

À Dunkerque, la ville est entièrement bunkerisée pour la venue d’Emmanuel Macron, avec 1500 flics, des drones, des tireurs d’élite. Une manifestation a tout de même lieu devant la sous-préfecture, les casseroles retentissent et les électriciens en lutte coupent le courant dans le centre-ville.

Le soir, carnaval populaire, créatif et révolté dans les beaux quartiers de Paris. Grosses têtes, masques, tags et autoréduction. Le charivari défile pendant 3 heures dans les rues, avant d’allumer un feu de joie.

Élisabeth Borne est sur l’île de la Réunion pour deux jours. Poursuivie par les manifestant-es, elle doit annuler une visite sur le marché de Saint-Pierre.

En Normandie, dans la commune de Bonsecours, la ministre Agnès Firmin Le Bodo est contrainte d’annuler sa visite après que des manifestant-es aient envahi le centre culturel où elle devait se rendre.

Samedi

À Landerneau, dans le Finistère, une Assemblée de Renaissance en présence de Gabriel Attal et Richard Ferrand est encerclée par les manifestant-es. Les gendarmes tirent des grenades lacrymogènes. Manque de chance, le vent est contre eux, le gaz reflue vers leurs lignes et la salle où se tient la réunion macroniste.

À Pau, des centaines d’opposant-es à la réforme des retraites tentent d’envahir l’enceinte du circuit du Grand Prix de Pau, une course automobile. Les manifestant-es veulent «perturber la grille du programme». Les forces de l’ordre envoient du gaz. Le préfet prétend que cinq policiers ont été blessés.

Et ce n’est qu’un aperçu partiel des dizaines d’actions, de réunions, d’idées qui fleurissent partout en France contre Macron et son monde. Sur les 100 jours d’apaisement promis par Macron, il en reste encore 73 !

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