Macronistes + Rassemblement National = Cœur


La macronie ne cache plus son affection pour le rassemblement national


➡️ En quelques jours, on a entendu le Président de la république recadrer sa première ministre qui dénonçait l’héritage pétainiste du Rassemblement national. Une évidence historique puisque les fondateurs du Front national n’étaient autre que Jean-marie Le Pen, un tortionnaire en Algérie et fervent admirateur de Pétain ; Pierre Bousquet, qui faisait parti de la Waffen SS ; ou encore d’anciens miliciens soutenant le régime de Vichy et le Troisième Reich. Le RN est un parti pétainiste, cette affirmation ne peut être remise en doute. À se demander si la Macronie ne l’est pas aussi, à en croire sa grande bienveillance ! Plus encore, on se souvient de l’hommage de Macron rendu à Pétain, le qualifiant de «grand soldat». On l’a également entendu citer Charles Maurras… Il ne fait nul doute que l’extrême droite a déjà investi le plus haut sommet de l’État.

➡️ Puis peu après, c’est la présidente de l’Assemblée Nationale Yaël Braun Pivet qui encense les mérites de Sébastien Chenu, vice-président RN de l’Assemblée nationale, le qualifiant non pas seulement de «bon mais un très bon vice-président de l’assemblée». Connivence assumée.

➡️ Le 23 mai dernier, c’était Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la jeunesse et du SNU, qui compare tout naturellement le Rassemblement national et l’association SOS racisme, mettant ainsi dos à dos un parti raciste à une organisation de centre gauche, liée au PS, qui lutte timidement contre le racisme. Cette macroniste estime que critiquer l’extrême droite contribue à la favoriser. Un non sens total mais surtout gravissime. La Ligue des droits de l’homme dénonce une «stratégie de dénigrement, d’intimidation et de délégitimation de l’action du tissu associatif et syndical». Cette dernière avait également été la cible de menaces de la part du ministre de l’intérieur suite à la manifestation de Sainte-Soline en mars dernier. Dans la foulée, El Hairy déclarait : «J’ai toujours mis sur le même plan la lutte contre les extrêmes», en référence à «une extrême gauche qui appelle à l’anarchie, au désordre et finalement à détruire tout ce qu’on a comme grand pilier d’autorité dans notre pays». La lutte sociale et le nazisme, finalement, tout se vaut. Ça s’appelle du révisionnisme.

➡️ Toutes ces déclarations, ne sont pas anecdotiques, celles-ci participent à une libération et une décomplexion des idées les plus haineuses. Nous avons dépassé le stade où les idées d’extrême droite les plus répugnantes tentaient d’être camouflées, elles sont aujourd’hui revendiquées, assumées, dans les plus hautes sphères de l’État, y compris par celui qui n’a été élu pour la seule raison qu’il revendiquait pouvoir faire «barrage à l’extrême droite».

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