17 juin : Brest antifasciste


Après avoir incendié la maison du maire de Saint-Brévin, semé la terreur à Callac, multiplié les agressions à Rennes et Nantes, le tout dans une impunité absolue voire une complicité assumée des autorités, les fascistes continuent leurs provocations en Bretagne.


Samedi 17 juin, Zemmour, candidat Pétainiste condamné pour ses interventions ouvertement racistes, avait réservé un hôtel 4 étoiles à Brest et affrété des cars de supporters pour organiser une séance de dédicaces.

Plusieurs centaines de brestoises et brestois, sans doute lassés de l’impunité et de la terreur fasciste, ont décidé de prendre les choses en main.

Réuni devant l’hôtel de ville, le cortège s’est rendu devant l’hôtel Océania qui accueillait l’événement fasciste. Des fumigènes ont été allumés et un chahut organisé devant l’entré, avant que les forces de l’ordre ne chargent les antifascistes et tirent des grenades lacrymogènes. Malheureusement, deux personnes ont été interpellées, et les médias des milliardaires se sont empressés se salir cette action d’utilité publique.

Nous avons désormais en France des groupes littéralement nostalgiques de Pétain, de la collaboration et des massacres de masse. Et ils parlent en permanence dans les médias. Ces réseaux multiplient les violences, s’arment, organisent des campagnes d’intimidation. Qui, sinon le mouvement social, peut contrer cette situation ?

Empêcher ces réseaux qui veulent tout simplement éliminer les contestataires et les minorités est légitime. Ces gens marchent dans les pas de Vichy, à nous de marcher dans les pas de la Résistance et des mobilisations sociales. Faut-il rappeler que jusque dans les années 1990, Jean-Marie Le Pen ne pouvait pas organiser le moindre meeting sans qu’il n’y ait de manifestations de masse ou d’émeutes.

En 1992, en Corse, Le Pen avait dû repartir de l’île après que des manifestants aient envahi l’aéroport de Bastia et provoqué des affrontements. À Toulouse le 4 juin 1984, la salle de meeting du Front National avait été plastiquée la veille.

40 ans plus tard, l’extrême droite est bien plus dangereuse, mais la riposte n’a jamais été aussi diabolisée.

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