Des nouvelles de la justice française

Deux titres mis en parallèle : pour la justice française, mieux vaut la pédopornographie que le vol d'une canette de Red Bull

Le 28 juin à Tours, un policier de la BAC âgé de 48 ans était jugé pour avoir téléchargé, détenu et diffusé des contenus pédocriminels. 30 fichiers ont été saisis sur son ordinateur, mais 30.000 ont été consommés et effacés sur les sept dernières années. En garde à vue, il a expliqué s’être masturbé en regardant les vidéos de viols d’enfants. Le parquet a demandé une peine légère «d’avertissement» : 18 mois avec sursis. Les juges ont suivi.

Quelques jours plus tard, des centaines de jeunes ont été jetés en comparution immédiate directement après des gardes à vue éprouvantes, lors de la révolte suite au meurtre de Nahel. La justice a organisé une véritable boucherie : 350 personnes ont été directement incarcérées. Les procureurs et les juges ont réclamé des peines de prison ferme systématiquement, et l’envoi immédiat des personnes jugés derrières les barreaux. Sans preuves, sans enquêtes, la plupart du temps sans le moindre élément, souvent pour des personnes sans casier.

À Marseille il y a par exemple un homme, arrêté le 29 juin, qui avait récupéré une canette de Redbull longtemps après les affrontements dans un magasin. Arrêté avec la canette, il a reçu 10 mois de prison ferme. Une exécution judiciaire pure et simple. D’autres ont subi le même sort, pour avoir récupéré des pantalons, des fruits, des chaussures ou autres babioles.

Justice de classe, justice raciste : les magistrats et les policiers appartiennent au même monde. Un monde qui se protège entre pairs, et qui n’hésite pas à piétiner les vies des pauvres, des marges, des non-blancs, sans aucune pitié.

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