Emballement climatique et boucles d’effets incontrôlés


Des nouvelles du dérèglement qui n’existe pas, selon les négationnistes climatiques qui prolifèrent :


Image d'incendie dans une forêt de conifères

Hiver austral caniculaire

Dans l’hémisphère sud, c’est actuellement l’hiver. Il fait pourtant des températures hors du commun. En ce début du mois d’août, le Chili et l’Argentine enregistrent des records de chaleur. Dans les Andes, le thermomètre est monté jusqu’à 35°C à plus de 1000 mètres d’altitude. Dans la ville de Vicuña, au Chili, 37°C ont été mesurés le 1ᵉʳ août. Du jamais vu depuis 1951. Dans la capitale chilienne, il a fait 24°C le 2 août. Dans le nord-ouest de l’Argentine, la température a atteint 38°C. À Buenos Aires, il a fait plus de 30°C. Des valeurs jamais mesurées pour un 1ᵉʳ août. Un moment de l’année qui correspond pour les pays du sud à un mois de février chez nous.

L’océan change de couleur

Les scientifiques l’anticipaient, le phénomène est désormais observable depuis l’espace. Les photos satellites confirment que la couleur des océans du monde change, sous l’effet du réchauffement climatique. La teinte océanique passe du bleu au vert. Le phytoplancton présent dans les océans absorbe le CO2 de notre atmosphère et il contient de la chlorophylle, qui réalise la photosynthèse. C’est pourquoi les eaux de surface, plus riches de ces organismes microscopiques, sont plus vertes. Une étude du MIT révèle qu’en 20 ans, 56% des océans du monde ont changé de couleur. Une surface supérieure à l’ensemble de la surface des terres émergées. La chercheuse Stephanie Dutkiewicz explique : «Depuis des années, j’exécute des simulations qui m’annoncent que les océans du monde vont changer de couleur. Le voir se produire réellement, ce n’est pas surprenant. C’est effrayant !». Les régions proches de l’équateur verdissent plus rapidement. Le changement dans les communautés de phytoplancton peut avoir un impact majeur sur la biodiversité marine.

Des feux qui favorisent l’effet de serre

Les incendies du Canada font exploser l’émission de gaz à effet de serre. Ces derniers mois, plus de 5000 feux de forêt ont été recensés au Canada et plus d’un millier sont encore actifs. 13 millions d’hectares ont été détruits, un chiffre difficile à saisir sans ordre de grandeur : c’est l’équivalent de la surface de l’ensemble de la Grèce entière. Ces incendies géants ont rejeté dans l’atmosphère 290 millions de tonnes de carbone depuis le 1er janvier, selon le service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus. En convertissant cette masse en CO2, les scientifiques estiment que ces feux ont, à eux seuls, généré 1064 millions de tonnes de gaz à effet de serre, soit 3,5 fois les émissions annuelles d’un grand pays industrialisé comme la France. Ou l’équivalent de la France et l’Allemagne en un an, soit plus de 150 millions d’habitants.

Les incendies immenses qui dévorent les forêts du grand nord, en Sibérie et au Canada, détruisent des arbres qui captent le CO2 et rejettent en retour des quantités phénoménales de gaz à effet de serre. Un cercle vicieux.


Sources :

https://www.liberation.fr/environnement/climat/facture-climatique-les-feux-au-canada-ont-libere-35-fois-les-emissions-annuelles-de-co2-de-la-france-20230803_5EB3Q7TWMZBCTJWAWE64U5AHRM/

https://www.ladepeche.fr/2023/07/13/pourquoi-les-oceans-sont-ils-en-train-de-changer-de-couleurs-et-de-virer-au-vert-11339738.php

https://reporterre.net/38-oC-en-Argentine-37-oC-au-Chili-Des-temperatures-ahurissantes-en-plein-hiver-austral

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