Les blocages paysans expulsés par les forces de l’ordre


«On envoie pas les CRS contre des gens qui souffrent» avait promis Gérald Darmanin le 22 janvier, lorsque la FNSEA saccageait des préfectures et des bâtiments administratifs. En réalité, cette promesse ne s’appliquait qu’aux agriculteurs de droite et d’extrême droite qui défendent le productivisme.


Depuis plusieurs jours, des blocages paysans ont lieu devant les plateformes logistiques de la grande distribution pour dénoncer les réels responsables du mal-être paysan : le néolibéralisme et les grandes firmes commerciales qui exploitent les agriculteurs en les forçant à baisser toujours plus leurs prix pour faire toujours plus de profits.

Pour Darmanin et Macron, ces paysans-là, ceux qui dénoncent le capitalisme, ne «souffrent» pas. En tout cas, pas pareil. Ce samedi matin, des escadrons de gendarmes ont été envoyés pour déloger les blocages de la SCA Ouest près de Nantes, la grande centrale d’achat de Leclerc, et de Saint-Quentin-Fallavier, près de Lyon, où se trouve un péage et la plus grande plateforme logistique de France.

Pendant que le lobby de l’agro-industrie triomphe après avoir obtenu le droit d’utiliser toujours autant de pesticides – ce qui ne règle rien au mal-être de la profession et continue d’empoisonner ceux qui travaillent la terre -, la lutte paysanne est étouffée par la répression.

S’attaquer aux intérêts de ceux qui causent réellement la souffrance du monde agricole est interdit. Mais le mouvement n’a pas dit son dernier mot…

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