Grèce : émeutes et grève un an après une catastrophe ferroviaire due aux privatisations


Il y a un an en Grèce, le 28 février 2023, un train interurbain était percuté par un convoi de fret, tuant plus de 50 personnes. C’était la plus grave catastrophe ferroviaire jamais survenue en Grèce.


Cet événement a été un catalyseur de l’immense colère du peuple Grec, qui souffre depuis des années des plans d’austérité. Des manifestations très importantes dénonçaient le gouvernement pour l’état désastreux du réseau ferroviaire grec. Les cheminots s’étaient mis en grève, soulignant les carences énormes du système de sécurité et des feux de circulation du rail grec. Des émeutes avaient éclaté à cette occasion.

La vétusté du réseau est liée à sa privatisation, en 2017, lors de la crise économique qui a frappé le pays. Les organismes capitalistes internationaux – la Troïka composée de l’UE, de la BCE et du FMI – ont obligé la Grèce à adopter des mesures néolibérales, notamment des privatisations, en échange d’une «aide» financière. Le rail est donc possédé par une entreprise privée italienne. La «compétitivité» et la recherche du moindre coût ont provoqué la catastrophe ferroviaire.

Un an plus tard, une grève générale et des manifestations ont eu lieu dans toute la Grèce en mémoire de ce drame du rail. À Thessalonique et Athènes, les deux principales villes du pays, de sérieux affrontements ont eu lieu, et la police a reçu des cocktails molotov ainsi que des jets de peinture. Il s’agit, selon le syndicat PAME, de l’une des plus importantes grèves depuis des années.

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