Pour imposer l’A69, déluge de grenades explosives


Ce samedi 8 juin, une manifestation contre le projet nuisible, coûteux, inutile et polluant d’autoroute A69 entre Toulouse et Castre avait lieu dans le Sud-Ouest de la France. Elle a réuni 7000 personnes, malgré les tentatives d’interdiction et l’intense campagne médiatique visant à criminaliser l’opposition et à justifier par avance la répression.


Ce samedi, face au courage et à la détermination des manifestant.e.s, l’État a encore dégainé les grands moyens : 1600 forces de l’ordre, des hélicoptères, des drones flambants neufs, et des grenades à profusion. Un pognon de dingue, pour un projet rejeté par les riverains, et injustifiable alors que l’évidence du chaos climatique est là.

Comme c’est malheureusement devenu la norme en France, les gendarmes ont envoyé de nombreuses munitions contenant un explosif militaires dans la foule : les grenades GM2L. Ces équipements classés dans la catégorie des armes de guerre et qui peuvent tuer ou mutiler ont souvent été tirés de loin, sur une foule qui reculait, ou à hauteur de tête. Des gestes criminels, qui rappellent le carnage de Sainte-Soline l’an dernier, lors duquel des centaines de personnes avaient été gravement blessées, et deux entre la vie et la mort.

Ces images ne seront pas montrées dans les Journaux Télévisés, trop occupés à qualifier les écologistes de «terroristes», et à relayer le narratif délirant et mensonger de Darmanin.

Hier soir, alors que les cortèges étaient en train de rentrer vers le campement, «une partie des manifestant·es accompagnée des équipes médics s’est retrouvée bloquée par les gendarmes qui ont tiré de nombreuses grenades GM2L dont une directement dans le véhicule identifié comme étant ambulance» expliquent Les Soulèvements de la Terre.

Mais la mobilisation a su résister et rester solidaire. Aucune de ces grenades mortifères n’entamera la détermination à lutter pour une planète vivable et une société plus juste.


Images : AB7 Média, Adrien Arbl, CLPress

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