Quand l’antifascisme n’était pas une insulte mais une fierté


Histoire : souvenir d’un autre 21 juin


  • Il y a 51 ans, le 21 juin 1973 à Paris, le parti révolutionnaire la Ligue Communiste organisait l’attaque d’un meeting fasciste du groupe Ordre Nouveau «contre l’immigration». Plusieurs milliers de manifestants casqués et solidaires avaient fait reculer les lignes de CRS sous une pluie de feu. 100 policiers blessés. La Ligue avait été dissoute, mais pas son journal, et le parti s’était reformé sous le nom Ligue Communiste Révolutionnaire.
  • Le 10 mars 1971, c’est autour du Palais des sports de Paris, où se tenait un meeting d’Ordre Nouveau, qu’une émeute avait duré plusieurs heures.
  • Le 28 février 1992 à Bastia, les militants corses empêchent l’avion de Jean-Marie Le Pen se se poser en envahissant l’aéroport. Puis une émeute a eu lieu à Ajaccio contre le fascisme.
  • Le 12 mars 1997, des affrontements éclataient lors d’un meeting du Front National à Marseille.
  • En 1984, la salle qui devait accueillir un meeting de Jean Marie Le Pen à Toulouse est plastiquée la veille.
  • Jusqu’à la fin des années 1990, le Front national ne peut pas organiser de meeting sans provoquer des manifestations énormes réunissant toute la gauche, et parfois des émeutes.
  • En 2002, 1,3 millions de personnes manifestent contre l’extrême droite au second tour de la présidentielle.

Et ce ne sont que quelques exemples. Pendant plusieurs décennies, l’extrême droite française n’avait quasiment pas accès aux médias et chacune de ses interventions provoquait des contestations. Elle était marginalisée.

Aujourd’hui, les médias ont réussi à transformer l’antifascisme, valeur qui devrait être partagée par tout le monde – en dehors des fascistes – en injure et en idéologie suspecte. Dans le même temps, les fascistes ont la parole au quotidien dans les médias, et le pouvoir répète que les antifascistes sont des «fichés S ultra-violents».


Pourtant, la riposte n’a jamais été aussi faible depuis la seconde guerre mondiale. Et le Rassemblement National est aux portes du pouvoir.


Une réflexion au sujet de « Quand l’antifascisme n’était pas une insulte mais une fierté »

  1. Le RN dispose des médias des milliardaires et Bardella est prêt à recevoir l’heritage des touches facsistes qu’à apporté la Macronie (au service des puissances économiques et financières). Cet héritage c’est la modification en février 2017 du code intereur, permettant à la police la plus puissante d’Europe (en toute irresponsabilité) d’être un peu plus maniaque de la gâchette. C’est aussi l’héritage de la loi Sécurité globale et la loi séparatisme d’août 2021 que Bardella recevra aussi en héritage s’il arrive au pouvoir. La Macronie a donc soigneusement préparé le terrain de l’extrême droite et Macron (petit dictateur en herbe, roi de la dissolution) à dissous l’assemblée nationale en envoyant ce message que lui seul peut faire barrage aux extrêmes alors même qu’il est grillé sur le plan de l’opinion publique et que les médias des milliardaires sont comme lui, à la disposition du facsisme. Macron ne veut pas s’avouer vaincu, alors toujours aidé par les médias des milliardaires il ouvre la porte du pouvoir à Bardella et pourra dans les mois et les années à venir, se dégager de toutes responsabilité. Ensuite ses amis “modérés” de droite pourront en 2027 bénéficier de la casse.

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