Kanaky : la déportation des prisonniers politiques ravive la révolte


Le 19 juin, l’État français décidait d’amplifier sa répression en Kanaky, en arrêtant 11 militants indépendantistes, dont Christian Tein, le représentant de la Cellule de coordination des actions de terrain – CCAT, collectif en pointe dans le mouvement en cours contre la réforme imposée par Macron – et en les inculpant de charges extrêmement lourdes.


Hier, la presse révélait que Christian Tein allait être placé en détention provisoire à Mulhouse, soit à 17.000 kilomètres de sa terre natale, la Kanaky. C’est une mesure coloniale, visant à éloigner les responsables indépendantistes de leurs terres et à les priver de soutien, pour les briser politiquement et moralement.
Au total, 7 militants indépendantistes de la CCAT doivent également être transférés et placés en détention sur le territoire hexagonal.

Cette décision est une provocation, et a relancé les révoltes, qui ne se sont jamais vraiment arrêtées depuis plusieurs semaines, malgré le déploiement d’importantes forces de répression et de l’armée. Les barrages se sont à nouveau multipliés, un commissariat a été incendié et un blindé de la gendarmerie touché par des engins incendiaires.

Les images montrent une répression très dure, avec un usage massif par les gendarmes de grenades explosives pouvant tuer ou mutiler. Le bilan des manifestants blessés est inconnu, mais risque à nouveau, d’être très lourd.


De nombreux Kanak ont été blessés par balles depuis le début du soulèvement, de plusieurs d’entre eux tués par des milices de colon ou des forces de répression.


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