Ce samedi 12 octobre, une nouvelle vague de répression contre le mouvement des Free Party a été lancée par les autorités françaises. Alors qu’un teknival était organisé dans une friche industrielle de Moselle, située près de la commune de Phalsbourg, un très importent dispositif de maintien de l’ordre est venu gâcher la fête.
Le média France Bleu parle de 70 gendarmes mobiles déployés, renforcés par 170 militaires supplémentaires au cours du week-end. Les images prises par les teufeurs montrent une colonne de gendarmes armés de LBD et appuyés par un hélicoptère monter à l’assaut d’un hangar désaffecté et tirer des lacrymogènes sur la free party. Les gendarmes ont saisi le matériel sonore qui servait à faire la fête.
Tout cela est irrationnel : un dispositif aussi coûteux pour protéger quoi ? Une dalle en béton et un champ, dans une zone abandonnée de l’Est de la France ? Quel est l’objectif du gouvernement ? Il s’agit d’empêcher tout fête spontanée, tout événement autogéré et échappant aux institutions.
Le 12 mai dernier, un très important dispositif de police et de gendarmerie avait chargé dans un champ dans le Maine-et-Loire, pour attaquer une free party réunissant des milliers de teufeurs. Les forces de l’ordre avaient tiré un grand nombre de grenades lacrymogènes et explosives et des balles en caoutchouc.
Il y a aussi dans toutes les mémoires la charge de la fête de la musique à Nantes en 2019, qui avait provoqué la mort de Steve. Mais aussi la teuf du réveillon 2021 réprimée à Lieuron ou encore l’assaut militarisé d’une Free Party à Redon en juin 2021, qui a coûté la main à un jeune homme, après des tirs de grenades explosives par des gendarmes au milieu d’un champ, en pleine nuit.
À chaque fois qu’une fête a eu lieu sans répression, elle s’est achevée dans le calme. À chaque fois que la police intervient, c’est le chaos. L’État choisi l’escalade de la tension.
La répression de ce week-end en Moselle intervient après la relaxe du commissaire responsable de la mort de Steve, et la veille du procès des teufeurs de Lieuron, qui sont jugés ce lundi, 4 ans après l’organisation d’une simple soirée du nouvel an.
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2 réflexions au sujet de « Moselle : un nouvel épisode de répression contre les Free Party »
La police c’est un troupeau de simples d’esprits et de bons à rien qui obéit aux ordres d’une bourgeoisie facsiste. Le pouvoir et l’argent rendent la bourgeoisie : facsiste, criminelle, ecocidaire, polluante et antisociale jusqu’à faire redescendre toute sa merde sur la société et la jeunesse.
L’amendement Mariani est plus vigueur que jamais… on devrait communiquer les dates des raves aux braqueurs ; ils vont pouvoir taffer pépouze avec la volaille en cambrousse… Au bout d’un moment va falloir choisir les « valeurs » (actuelles ?) qu’on défend les boubourges 🙂