Bardella : après la farine et l’œuf, qui terminera la recette ?


Jamais deux sans trois ?


Bardella à côté d'un œuf et d'un paquet de farine : qui terminera le gâteau ?

Mardi 25 novembre, le président du Rassemblement National s’était rendu à Vesoul et avait été enfariné par un lycéen. Ce dernier avait réussi à franchir les barrages policiers et à tromper le gros service de sécurité du parti d’extrême droite. Il a malheureusement été arrêté et placé en garde à vue après son geste.

Ce samedi 29 novembre c’est à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, que Bardella se déplaçait. Une manifestation antifasciste protestait contre sa venue, tenue à distance par la police, comme à chaque déplacement. Dans la salle prévue pour une séance de dédicace de son livre, un homme de plus de 70 ans a patiemment attendu dans la file avant de casser un œuf sur le crane du politicien d’extrême droite. Il a été interpelé et placé en garde à vue pour «violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité». On se demande toujours de quelle «autorité publique» dispose Jordan Bardella, qui est mis en cause pour des détournements de fonds publics et qui vit grassement de ses revenus de député sans avoir jamais travaillé.

Suite à son enfarinage mardi, Bardella parlait d’un «non-évènement causé par un gamin de 16 ans, probablement un manque d’éducation des parents». Une remarque paternaliste, comme si les moins de 18 ans n’avaient pas de conscience politique. Cette fois-ci, c’est un retraité qui le vise. Que va-t-il pouvoir inventer pour le salir ?

Les médias sont déjà aux petits soins pour le représentant du RN, et parlent d’une «agression», alors que les enfarinages et entartages de politiciens sont monnaie courante depuis des lustres. Mais on le sait, les organes de propagande des milliardaires sont en pleine campagne pour faire élire l’extrême droite. Le RN pousse même la victimisation jusqu’à fantasmer: «Si l’individu de Moissac avait été armé, les conséquences de cette attaque auraient pu être extrêmement graves». Avec des si, Bardella serait un grand intellectuel.

Cette invention alarmiste est d’autant plus ridicule que Bardella lui-même bombait le torse à propos de son enfarinage, en déclarant il y a trois jours : «Jean Moulin a fait mieux par le passé». Une curieuse remarque, qui revenait à se comparer lui même à un nazi, et à défier ses opposants de «faire mieux» que des jets de farine. Sa demande est exaucée.

En tout cas, après la farine et l’œuf, il ne manque plus que du sucre, du beurre et un peu de lait pour faire un gâteau ou une pâte à crêpe.

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