Turin : 50.000 personnes tiennent la police en respect pour défendre les centres sociaux

50.000 personnes dans les rues, d’énormes affrontements, un cortège avec des boucliers, un camion de police en flammes… C’était samedi 31 janvier à Turin, grande ville du nord de l’Italie. Cette manifestation mémorable était organisée contre l’expulsion de L’Askatasuna, et plus généralement pour défendre les Centres Sociaux autogérés en Italie.

Le 18 décembre dernier, à l’aube, des centaines de policiers avaient pris d’assaut un grand bâtiment rouge vif dans le centre-ville de Turin. L’Askatasuna – qui signifie «liberté» en Basque – un lieu de vie, d’art, de rencontre et d’organisation politique occupé depuis 1996, et qui alimentait la vie sociale du quartier et de toute la ville. On y trouvait une salle de sport, des cantines, des dortoirs, de vastes salles de concert superbement décorées. L’Askatasuna venait en aide aux personnes dans le besoin, distribuait de la nourriture et organisait des activités avec les enfants du quartier ou pour les personnes précaires. Ce lieu ressource était soudainement expulsé et mis sous scellé, au prétexte d’un engagement de L’Askatasuna pour la Palestine.

En réalité, le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni est entré en guerre contre les centres sociaux. Dans la plupart des villes italiennes, on trouve ces bâtiments occupés, qui aident les plus démunis et servent de QG pour s’organiser politiquement. En plus de Turin, un grand centre a été expulsé à Rome, et Meloni ne cache pas son intention d’attaquer les autres. Ce serait un recul majeur pour les mouvements contestataires en Italie, et pour tous ceux d’Europe.

À Turin ce 31 janvier, une première contre-offensive populaire a été posée.


Images : Local Team, Radio Onda d’Urto

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