Argentine : révolte contre le néolibéralisme et l’extrême droite

11 février à Buenos Aires, capitale de l’Argentine : grenades lacrymogènes et balles en caoutchouc contre pierres et cocktails Molotov. Les affrontements ont eu lieu autour du parlement argentin qui débattait de la dernière loi du gouvernement d’extrême droite de Miléi.

Ce projet veut supprimer 30 jours de congés payés, porter la journée de travail à 12 heures, faciliter les licenciements, réduire les indemnités chômage, restreindre le droit de grève… Une véritable batterie d’attaques contre le droit du travail et de cadeaux au patronat.

C’est dans ce contexte qu’une manifestation syndicale a tenté d’approcher le parlement et que l’avant du cortège a essayé de forcer le barrage policier. Les forces de l’ordre de Miléi, patrouillant à moto, ont utilisé des fusils à pompe tirant des balles en caoutchouc sur les manifestants.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Milei en décembre 2023, la pauvreté augmente, près de 300.000 emplois ont été supprimés, et l’Argentine a enregistré un nombre record de 4.249 suicides confirmés en 2025.

Ces derniers mois, le président ultra-libéral et autoritaire est de plus en plus massivement contesté. D’autant que son régime de choc basé sur l’austérité ne fonctionne pas, et que l’Argentine vit grâce à la perfusion de dollars prêtés par Donald Trump, l’allié de Miléi.

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